‹ La pensée directrice des exercicesChapitre 37 sur 52 · Fidèle au devoir jusqu à V épuisement des forces · texte numérisé non relu

Fidèle au devoir jusqu à V épuisement des forces

Jésus a volontairement chargé sa croix sur ses épaules meurtries et, recueillant ses dernières forces, il s’avance péniblement. La route à parcourir est de 800 à 1.000 pas ; le trajet peut donc se faire commodément en un quart-d’heure, mais le Sauveur est à bout de forces ; les rues étroites sont encombrées par la foule, et le cortège n’avance que lentement. Bientôt on doit reconnaître que Jésus n’est plus en état de porter sa croix. D’après la tradition, il succombe plusieurs fois sous le fardeau, mais, se relevant chaque fois, il se remet

l’exécution

douloureusement en marche. Finalement il n’en peut plus. Il est incapable de faire un pas ; les coups, les insultes des soldats, leurs cris n’y font rien ! Ce n’est pas à un sentiment de pitié que les ennemis de Jésus obéissent maintenant en le débarrassant de la croix, mais à la crainte de le voir expirer sur le chemin, sans passer par le supplice du crucifiement. « Ils rencontrent un homme de Cvrène, nommé Simon, et les soldats le contraignirent de porter la croix de Jésus. »

Lorsque le travail nous accable au point où nous craignons d’y succomber ; ou lorsque d’autres personnes, dont nous dépendons, nous imposent des travaux qui ne sont point de notre goût, ou qui même nous répugnent, qu’est-ce que tout cela auprès de ce que Jésus à souffert ! Soyons satisfaits, réjouissons-nous de pouvoir, en quelque chose du moins, partager son sort. — S’il permet, comme unique soulagement à ses souffrances, que quelqu’un l’aide à porter sa croix, c’est pour nous montrer son désir de voir d’autres hommes partager sa croix. Comment ne point répondre à cet appel ? »

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