‹ La penseé ésotérique de Léonard de VinciChapitre 3 sur 22 · Jablonski. Prolcy., ch. 1, p · texte numérisé non relu

Jablonski. Prolcy., ch. 1, p

luit dans les ténèbres et les ténèbres ne Font pas saisie '. » Remarquons même avec une certaine attention que Léonard n'a pas eu un instant l'idée de montrer le dieu particularisé dans son attribut de dieu des vendanges, mais bien le dieu des traditions primitives, le dieu total, car les anciens poètes ont toujours donné à Bacchus pour séjour les bois et les montagnes.

Se conformant à la donnée traditionnelle, l'Artiste a couronné latête divine de lierre, symbole de la perpétuité de la vie ; il a couvert d'une peau de chevreuil, symbole du Temps, la divinité élcusinicnne, selon Nonnus dont Léonard avait lu le poème sur Bacchns ou les Dyonisiaques^,

Bacchus bc qualifie dieu au acte, c'est-à-dire bienfaisant ; Eusthate rapporte, d'après un commentaire sur les mots des païens, la traduction du mot ésotériquc a/iax : Filius Terrœ et Gœli: Bacchus est Fils du Ciel et de la Terre, et c'est pourquoi le poète de Panopolis, Nonnus, chante : « Bacchus, rejeton de Jupiter, le seul à qui Rhéa ait tendu sa vivifiante mamelle. » Enfin, comme

Page 1