L. MÉNARD. Du polythéisme, p
Dieu qui avait versé son sang pour la rédemption des âmes et le sang du faon était versé, suivant le rite dyonisiaque, pour la purification des péchés.
Incarné dans la chair le dieu souffre et meurt, la loi de l'homme est de passer de la vie à la mort et de la mort à la vie intégrale ; cette opération palingénésique s'accomplit par les mérites du divin sacrifié.
« Mourir, dit Plutarque, dans un passage conservé par Stobce, c'est être initié aux grands mystères et le rapport existe entre les mots comme entre les choses (Tc).£U'iT]) l'accomplissement de la vie, la mort, itlevr,, le perfectionnement de la vie, l'initiation \ »
Le lecteur le conçoit, il y aurait beaucoup à dire sur Bacchus et sur son culte, malgré l'intérêt, je m'arrête, ce serait déborder le cadre prescrit; il n'est pas en effet question d'étudier la théologie du dieu hellénique, mais d'en révéler suffisamment pour caractériser ce que le symbole de Léonard représente. Du reste, j'y reviendrai quand le moment sera venu de placer l'Artiste dans l'ambiance intellectuelle de la Renaissance.