CHAPITRE V DÉTERMINATIONS EXPLICITES. A. — LA DÉMONSTRATION
Les démonstratifs. — Pour déterminer, il ntsl lel quiiii geste qui montre la personne ou l'objet (1) : Regardez cette figure. Les démonstratifs montrent l'être ou l'objet, c'est là leur sens essentiel : Cette maison me plaît; j'aime ce ciel un peu gris;- — arrêtons-nous, asseyons-nous sur ces roches.
Il y avait eu a. f. quelques restes des-dérax)nstratifs latins : r/'ist di en (tuant {Serm,. de Strasb.). 11 n'en reste que le o de o-il (cela lui). Vicndra-t-il? O-l' (il fera cela; cf. Irai-fr ? 0-je). D'où notre oui.
Lss formes et leur évolution. — Nos démonstratifs usuels ont été originairement, avec le renforcement qu'ils avaient subi, l'équivalent de : cejiii Que voici ; celui- ffue-rrailà. Plus de distinction de personnes, mais des distinctions de distancé, la chose prochaine, la chose lointaine. Ils appartenaient à trois séries.
Masc.
Singulier
cist cest cesluy
cestc cesti
i ir cisl
Pluriel ( ccz
f Fem
cestes, ces
cel celui
celé celi
celés
Neutre ço,
En moyen f., la confusion de la série cil et de la série cist, dont le sens ne s'opposait plus assez, amena à ajouter ci et là : on eut donc une richesse extraordinaire de formes :
X iUTRE
Singulier :
i ce
1 ci Ma
Masc.