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CHAPITRE VI B. — L'APPARTENANCE. LES POSSESSIFS

La détermination peut se faire au moyen des mots qui marquent le rapport d'appartenance. Ex. : J'ai rencontré Pierre avec sa sœur ; — le jeune Dupiiij est mort, sa vie aura été bien courte.

Moyens d'exprimer le rapport d'appartenance. — Adjectifs possessifs ; leurs formes. — Une première série de ces mots rapportent à un seul possesseur : ce sont les possessifs de l'unité. Il y en a un pour chiuiue personne. Ils varient de forme d'après le genre et le nombre de la chose possédée. Une deuxième série comprend les possessifs de la pluralité, il y en a aussi un pour chaque personne. Ils sont variables en nombre, mais non en genre.

En a. f. les possessifs avaient deux cas. comme les noms. Il en sera parlé pli s loin. Depuis que les cas ont disparu, les formes se résument dans le tableau suivant :

Un \ i^P"-^-^

possesseur i ~

Plusieurs \ J^ P"^" = possesseurs i ^^

Les formes des possessifs de la pluralité appellent quelques observations. Autrefois, on disait nostre, vostre. Quand le s s'est éteint, un allongement se, produisit vraisemblablement, mais il n'a pas subsisté, parce que ces mots placés devant le nom perdaient leur accent propre. Dès le XVI^ s., les grammairiens constatent une différence de timbre et de longueur entre notre jardin et le nostre. Aussi, quand l'orthographe se fixa, songea-t-on à marquer cette différence: notre, votre, adjectifs, n'eurent point d's,et plus tard point de circonflexe. La même action phonétique tend, dans la prononciation courante, à réduire notre, votre à not', vol' : vct' pèr(e), not' maison.

Au pluriel, il est vraisemblable que c'est une raison du même genre qui explique les formes réduites : nos, vos. Elles sont fort anciennes : /(/ n'ies mie des lîoz, dit un personnage du Roland (2286). — Sires, même quand

Une chose

Plusieurs choses

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