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FORMES DU PASSIF 3G

Il est iiicontcslablc que le participe j^assé exprime aiijourd'lnil encore par lui-même l'idée passive : un homme tué, une bataille perdue ; ■ — La leçon finie, on passa à récriture (a. dald., Cont., Dern. classe); — Le trou refermé, la nuit revint (i.oti. Péch., 7). C'est la seule forme verbale Cfui ail cotte valeur.

Le participe passé lui-même n'a pas toujours le sens passif, tant s'en faut. Comme il entre dans les formes composées des verbes actifs, il a l^eaucoup perdu de sa valeur propre. C'est ainsi c[u'issu de verbes subjectifs, simples ou pronominaux, il n'a plus la valeur passive (1) : restés à la maison, ils s'ennuyaient : ■ — L'Empire écroulé, l'auteur d' Obermann ne fit rien pour se remettre en évidence (s'^ beuve, Port, cont., i, 148) ; — Cf. : un homme arrivé; un obus éclaté; une femme tombée, repentie. Même avec des verbes objectifs, le participe passé peut ne pas avoir de valeur vraiment passive : un homme osé; un commerçant failli (2).

Les verbes rélléchis et pronominaux fournissent des participes passés à double sens. Voué ci Dieu peut signifier: qui s'est voué (il vient en ce cas de se vouer), mais aussi : qu'on a voué (il vient alors de vouer). Cf. mêlé : Et nous sommes encor tout mêlés l'un à l'autre. Elle à demi vivcmie et moi mort à demi (v. H., Lég., Booz) (3).

Conjugaison passive. — Elle n'existe pas en français, ou du moins elle n'a pas de formes propres.

(1) Il arrive que, par une recherche de style, sérieuse ou plaisante, certains verbes subjectifs semblent se présenter au passif : être démissionné. C'est que par plaisanterie on dit ; démissionner quelqu'un.

(2) TOBLEB, Mél., I, 180.

(3) Un homme bien mis. est-ce un liomme i/u'iin nêtement habille bien {sens passif), ou qui s'hubille bien (sens actif) ? Une femme habituée au travail se dit également de celle à qui l'on a donné l'habitude du tra\ ail ou de celle qui se l'est donnée.

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