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CHAPITRE III RÉPONSES ET ÉNONCIATIOXS AFFIRMATIVES

Oui et si. — De toutes les réponses affirmatives, la plus simple est oui. Ce mot, qui avait donné son nom à notre langue (langue d'oui, par opposition à langue d'oc et à langue de si) est formé de la réunion du vieux démonstratif 0 à il. On disait suivant la personne : o je... o il : Irez-vous ? Oje (= je erai cela) — Ira-t-il ? 0 il ? — Avés vos relenqui Mahomet, fille bêle? 0 je, cbe dist la dame. — (Aiol, 9679) ; — L'avoir Carlun est il appareilliet ? E cil respunt: Oïl. Sire, assez bien {Roi., 643).

Si est d'usage après une interrogation négative; on ne répond pas alors par oui, mais par si : Il n'y a pourtcmt pas de quoi se fâcher. — Ma foi. si. (MUSSET, // faut qu'une p. .soit ouv. ou ferm., 1).

20 On répond également par s?, quand on conteste une assertion négative: Cette femme idéale n'existe pas ? Si, elle existe.

30 On emploie encore si pour marquer des contrastes : Non ! répondit Onésime, non ! et je n'en ai pas envie. — Moi, si.

En somme, sz est d'usage quand il s'agit d'une opposition à l'idée précédente.

La proposition affirmative. — Toute proposition à laquelle rien ne donne le caractère d'une question, et où il n'y a aucune négation. est affirmative : // fait beau ; — cet homme a cinq enfants ; — croyez-moi !

Affirmation par double négation. — L'affirmation peut résulter de la présence de deux négations : Non que Maupassant, dans sa jeunesse surtout, n'ait connu ce féroce plaisir des mystifications funèbres; — Xaoh n^ écoutait pas sans trouble le bruit de ces bêtes colossales (rosnv. G. du Feu. 17) ; — Ce fut dit unanimement, ri non sans un dégoût mêlé d'horreur (richep., Miarka, 13).

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