LES CERTITUDES
se mirent parmi eux (les Juifs) les pensèrent perdre (boss., Hisi. Un., 247) ; — mon tailleur m'a envoyé des bas de soie que j'ai pensé ne mettre jamais (mol., B. G., I. 2) (1).
L'a. f. se servait aussi de propositions ordinaires précédées de à peu que: A peu que le cœur ne me fend (villox. G. Test., xxvi). Aujourd'liui : peu s'en faut que, peu s'en est fallu qu'il ne tombât. Cf. Un peu plus, il tombait et se cassait la fcunbe. On use aussi de presque : il est presque tombé (ce qui ne veut pas dire il est tombé à moitié, mais il a failli tomber) (2).
(1) C'était la traduction de l'ancien français ciiider : toujours craignoil cesie marchandise qui avoit cuydé eslre conclue conire luij à Bouvijnes (Comm., r, 303). — On notera que cuider précédait souvent un infinitif : Messire Pierre de Broisé, qui estait parti de la bataille d'avecques le rotj pour euyder rallier les gens de la ditte avant-garde (Chron. du M» S^-Michel, i, 74). Le sens est pour la rallier, mais il ne la rallia pas.
(2) En langue populaire : fui vu le coup qu'il tombait.