L'ACCORD DE L'ATTRIBUT
Même décision avec se faire fort de. Il faut dire : J'en suis eertainc et je m'en fais fort.
On n'a pas tranché par ces décisions toutes les difficultés de ce genre. A. Dumas écrit d'une tulipe : Elle fleurira noire (Tul., 51). Il est incontestable que l'usage est plutôt pour: elle fleurira noir. On le sent bien, si à noir on substitue blanc. Cela tient -il à ce que les termes de couleur sont souvent des noms invariables : Elles sont plutôt cerise ?
Accord, du verbe avec l'attribut. — La difîérence entre le sujet et l'attribut n'est pas si nette qu'ils ne soient parfois confondus. Ou du moins la sj'ntaxe se règle comme si l'un était pris pour l'autre, en ce sens que l'accord se fait avec le terme qui peut être logiquement considéré comme l'attribut. Cet accident était fréquent autrefois : L'épisode, selon Aristote. en cet endroit, sont nos trois actes du milieu (corn., Dise, du po. dr.) ; — Le partage de l'honvne sont les douleurs et les maux (rac. Liv. ann.. Phil.. VI, 309). Malgré l'opposition des grammairiens, de pareilles phrases sont inévitables. Comment dirait-on ? Aussi en trouve-t-on jusque ciiez les écrivains les plus classiques.
Avec les impersonnels, dont le sujet est il, point de difFicullés. Ils sont dix heures, encore usuel au XYIP s., a disparu (1). Il ne reste d'hésitation qu'avec c'est. L'accord en personne ayant cessé, et ce étant devenu le sujet, il semblait que l'évolution dût aller jusqu'au bout, et qu'on dût dire c'est eux (h. l., ii, 440 ; m, 533). Nous avons exjjlicjué comment le mouvement avait été arrêté.
). H., Wfl., t21
SECTION H : ATTRIBUTS DOBJETS