B) LA PRINCIPALE EST POSITIVE
Mais tu mettras au jeu plus que tu l'imagines (corn.. Poés. div.. lxix. 102) ; — je vous défie tous d'aimer mieux ."l/""^ de Grignan que moi, c'e.'^t-à-dire que je l'aime (sév., I.ett.. cccxlviii); — Elle y trouvera moins de plaisir qu'elle pense (montfi... M. s. fem., m, 6) ; — Je ne répondrais pas mieux qu'elle vient de faire (regnard. Démoc, m, 4).
Ces hésitations n'ont pas gêné les faiseurs de règles, lo Après une principale positive, ne est nécessaire : Je suis moins riche que je n^étais.
2» Après une principale négative :
Il faut considérer si, dans la subordonnée, le sens est réellement négatif. En ce cas ne est ohligaloire : Je ne le connais pas plus que vous ne le connaissez.
INIais si la subordonnée a le sens jiositit'. on supprime ne : On ne saurait être {)lus reconnaissant que je le suis.
D'où il résulte qu'en théorie on devrait dire : Il n'est pas plus avancé d<ms son travail qu'il ne l'était// y a .") jours, et cela signifierait qu'il ne l'était pas. Mais : // n'est pas plus cwancé dans son travail qu'il l'était, et cela signilierait qu'il l'était réellement.
30 Après une princij^ale interrogative. — Si l'interrogative a le sens d'une affirmation, avec la forme positive, on met ne : X'ai-je pas fait plus que je ne devais ?
Quand c'est une interrogation réelle, elle est assimilée à uiu' proposition négative, on supprime ne, en certains cas :
La révolution sera-t-elle plus finie dans cent ans qu'elle ne l'est aujourd'hui (elle ne l'est pas) ;
Dans cent ans l'homme sera-t-il moins malheureux qu'il l'est aujourd'hui (il l'est).
Ce sont là des inventions logiques. Les deux tendances cpii coexistent depuis si longtemps vivent toujours. D'où les contradictions. Ainsi : Avant que tend à prendre ne. Les grammairiens ont beau distinguer à leur ordinaire. Ils ont prétendu qu'il fallait ne, quand il peut y avoir doute sur l'action qui suivra ; dans le cas contraire, que ne est inutile (bonif.. M(ui.. 389). En réalité, ce comparatif de tempes suit l'analogie des autres.
Que ce que — qtie de ce que. — Pour éviter la rencontre des que, le français possédait jadis un autre tour, l'n ce s'intercalait : // n'estait rien au monde dont le Roy eust plus grand paour que ce qu'il luy eschappas[t] quelque mot (comm.. i. 322, Mand.). On trouve ce que chez les
Ho;niZ('(' ;i déjà roiishi I (• qm- limiliourN ne dil jamais aiitr(Mii(-nl (Gmnini. (1rs gnini., 8.50).