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CHAPITRE IX QUANTITÉS RAPPORTÉES A UNE QUANTITÉ DONNÉE

Sli-fisance. — On doil souvent rapporlcr les quantités à une niesuix' donnée. Quand elles atteignent le point marqué, il y a suffisance : Vous élrs assez riche maintenant ; — Le ciel n'est-il pas assez vaste, cet amour n'est-il pas assez doux ? (flaib., Éd. sent., 70).

A côté de assez, qui joue le rôle princip;'.!. on ptul citer suffisamment, en quantité suffisante, en suffisance, etc..

DÉFAUT. — Si les quantités reslenl en dessous, il y a inanciue. iusuiïisancc L'insuffisance s'exprime par : pas assez, trop peu, insuffis(unment : je n'en ai pas assez.

Excès. — Si les cjuantités vont au delà de la mesure, il y a excès. Les exi)ressions sont très nomi)reuses. La principale est trop : Demander trop pour avoir assez : — Je suis trop près, dit-il avec un tremblement (v. h., Lég.. Consc); — c'était... faire trop d'honneur à cette montagne artificielle (a. daud.. Tort. Alp.. 87). Mais on se serl aussi de : à l'excès, excessivement, en excès, en excédent, en surplus, en surnonibre, de reste : Il ij en a de reste ; — - il eu use à l'excès (1); — j'étais monté en surnombre; — il est vraiment timide à l'excès, au delà de la mesure, plus qu'il n'est perm.is. A /rop, on joint sf)uveni par : C'est par trop.

Remarcjue. — L'idée d'excès peut-être relative. Sans dire qu'un linmiiir a trop de fortune d'une façon aiîsolue, on ])eut dire qu'il en a Iroj) par rapport à ceux qui n'ont rien, à CÔté de nialheureux qui n'en ont pas, en comparaison de ceux qui n'en oui pas.

De trop n'est pas synonyme de trop de : c'est trop de dix domestiques veut dire que le nombre de dix domestiques est exagéré, dix de trop voudrai! dire ([u'il y en a dix en surnombre (cf. cent de plus, vingt de moins, rien dr trop) (2).

Toutes ces formes sont en usage cpiand il s'agit de mesurer les caractérisations : Ma fille est encore trop jeune ; — il s'en est cdlc assez fâché ; — // est par trop bête (3).

(1) Nous avons vu conimenl radverbe c.iressim'iiienl loncl à pordro son sens.

(2) Voir TOBLEU, .'\Ic1., i. 180.

U arrive, quand une quantité, line (lualité sont portées à une cerlaine mesure, la dépassent ou non, que cela eoniporle des con>équences ; on dira ainsi : assez riche pour donner ; — pio- (liçiue au point de douter de son bon sens, trop inégal pour avoir du succès. Nous en reparlerons à propos des Conséquences.

(3) Par se trouve en ancien français devanl les adjectifs, eoinine forme de superlatif. Cf. ù In par fin.

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