‹ La pensée et la langueChapitre 461 sur 587 · LES FAUSSES RÈGLES ET LA RÉALITÉ · texte numérisé non relu

LES FAUSSES RÈGLES ET LA RÉALITÉ

Peu importe que le verbe de la principale soit au plus-que-parfait ou au passé composé. Du moment que l'idée est que l'action-objet ne s'accomplira pas, qu'on est revenu de la croyance qu'on avait, cette action-objet ne peut pas être présentée comme future par rapport au moment actuel. Tout au contraire on dira parfaitement, avec les mêmes temps à la principale : Diverses religions ont enseigné, avaient déjà enseigné que les méchants seront punis dans une autre vie (1).

Mais dès le XYIP s., les grammairiens, observant les rapports des temps, ont commencé à considérer que c'étaient les formes grammaticales qui concordaient, et que le verbe principal devait, lorsqu'il était à certains temps, se faire suivre de temps déterminés dans les subordonnées. Oudin, dans sa Grammaire, donna dans cette erreur (h. l., m, 587-588); ses successeurs s'y enfoncèrent si bien que peu à peu on a abouti à présenter la concordance des temps comme un mécanisme, dont on trouve partout le tableau (2). En voici un spécimen emprunté à Lévizac (ii, 119).

Page 1