I. Le présent de l'indicatif correspond
à son propre temps I que vous partez aujourd'hui pour Paris.
au futur absolu que vous partez demain
au futur passé l g que vous serez parti si...
à l'imparfait \ s que vous partiez hier si...
au prétérit défini ' ^ que vous partîtes hier
au prétérit indéfini j g que vous êtes parti ce matin
au plus-que-parfait I ^ que vous étiez parti hier avant moi
au conditionnel présent f ° que vous partiriez aujourd'hui si...
au !«■■ conditionnel passé que vous seriez parti hier si...
au 2« conditionnel passé 1 que vous fussiez parti plus tôt si...
L'imparfait, le prétérit défini, le prétérit indéfini, le plus-que-parfait de l'indicatif correspondent :
/ on disait j
à l'imparfait ,-+ < ^^^ '^ous aimie-: l'étude.
' j on a dit (
[ on avait dit )
L'imparfait, le prétérit défini, le prétérit indéfini, le plus-que-parfait de l'In(ficatif correspondent :
( on (fisait ] au plus-que-parfait ] ^" ^ ' y. / que vous aviez aimé l'étude.
( on avait dit ]
(1) Comparez : // élail sûr que su clientcle reviendrail el elle n'esl pas revenue, on ne peut pas dire reviendra. De même : J'avais complé que j'aurais le plaisir de vous voir dimanche passé ; ■ — Jésus-Christ annonçait qu'une génération ne se passei-aît pas sans que le monde vît l'avènement du royaume de Dieu.
(2) La régie mécanique moderne est donnée de façon nette par Michel, Corr. des Temps, p. 44. La proposition antécédente a tant d'influence sur la forme du verbe de la subséquente, dit-il, que si elle semblait annoncer que la chose fût fausse ou douteuse il faudrait, quoiqu'elle fût vraie, empl iyer l'imparfait, el que si elle semblait annoncer qu'elle fût vraie, il faudrait, quoiqu'elle fûl fausse, employer la forme du présent.
Le présent du subjonctif correspond :
au présent \ (je veux |
au futur absolu de l'indicatif|je voudrai que tu viennes.
au futur passé / (quand j'aurai voulu )
L'imparfait du subjonctif correspond :
, ,,. „ .^ , /je voulais
al imparfait ije voulus, j'ai voulu
aux deux prétérits ^^ l'indicatifVavais voulu que tu vinsses
au plus-que-par ait . ^.^^^^^j^ \^
et aux deuxconditionnels 'yauv^is voulu
Le parfait du subjonctif correspond :
au présent / [je veux j
au prétérit indéfini L y.,,,^-,,.^^-,^]^ voulu ( ^^ ^.^^ .^^.^
au futur absolu j je voudrai i '
au futur passé l (quand j'aurai voulu )
Le plus-quc-partait du subjonctif correspond :
/je voulais
|je voulus, j'ai voulu | Iquand j'eus voulu \
à l'imparfait
aux prétérits 1 . ... .. ..^.Iquand j'eus voulu 'que tu eusses écrit.
au pius-que-parfait . .j'avais voulu /que tu fusses venu,
et aux deuxconditionnelsl (je voudrais |
j'aurais voulu
Il suffit de jeter les yeux sur ces tableaux pour en voir les défauts.
A) Gertiiines concordances sont i)urement imaginaires, comme : quand l'aurais voulu que tu aies écrit, et quand j'eus voulu que tu eusses écrit.
B) Si les concordances signalées existent, il en existe toutes sortes d'autres, tout aussi régulières, dont on ne fait pas mention : On dira que vous aimiez l'étude, on disait, on avait dit que vous aimez l'étude. De même pour le subjonctif.
G) On a exclu des concordances (|ui sont strictement correctes : J'ai voulu que vous soyez au courant de cette affaire.
Au reste ce ne sont pas seulement des erreurs ou des omissions qui rendent ces théories défectueuses. Le principe même en est mauvais. Ce n'est pas le temps principal qui amène le temps de la subordonnée, c'est le sens. Le chapitre de la concordance des temps se résume en une ligne: Il n'y en a pas.
Aucune forme lemporelle de la proposition principale n'entraîne nécessairement telle ou telle forme concordante dans le verbe de la subordonnée. On y use du temps qui convient pour exprimer la portion de la durée où se situe l'action, voilà tout.
A l'indicatif, point de difficulté. Seulement, quand le verbe de la subordonnée se trouve ou par le sens ou j)ar un mécanisme grammatical mis à un autre mode que l'indicatif, comme l'indicatif possède une série beaucoup