‹ La pensée et la langueChapitre 467 sur 587 · SUBSTITUTION DE TEMPS RELATIFS AUX TEMPS ABSOLUS · texte numérisé non relu

SUBSTITUTION DE TEMPS RELATIFS AUX TEMPS ABSOLUS

sent son gouvernement (C. Xouv., ii, 55) ; — Pour ton retour j'invoquay les pertes Nymphes des eaux, afin que bientost elles ramènent ton vaisseau à nos ports (Fleurs de l'Eloq. fr.. 19); — J'ai cra devoir expliquer iei ees particularités, afin que ceux à qui l'histoire de l' Ancien Testament ne sera pas assez présente n'en soient point arrêtées en lisant cette tragédie (rac, Ath.. Préi. ); — Depuis trois ans entiers, qu'a-t-il dit, qu'a-t-il fait Qui ne promette à Rome un empereur parfait (id., Brit.. 25) ; — ne manquez pas de m' apprendre que ses ris ont accompagné Clarisse jusque dans sa dernière demeure, afin que mon aversion pour elle soit parfaite (dider., Richardson, 216).

De même dans les consécutives : Deux années ont-elles si fort changé le fils du barbier Nunez que VOUS le méconnaissiez? (lesage, P. Choisies, 68).

Conclusion. — Donc, en bonne règle, contre le système d'attraction érigé en loi grammaticale, il faut maintenir qu'il n'est pas toujours vrai qu'un passé dans la principale entraîne l'imparfait du subjonctif dans la subordonnée : // est orphelin. Mais j'ai fait en sorte qu'il n'apprenne pas son malheur pendcmt sa convalescence (la convalescence dure encore) ; — la loi a ordonné qu'cwant toute procédure les deux conjoints soient appelés en conciliation devant le juge. L'imparfait du subjonctif perd autant à être employé hors de propos qu'à ne pas l'être du tout.

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