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CHAPITRE II QUESTIONS SUR LA CAUSE

Les « pronoms » interrogatifs ont été combinés pour cela avec diverses prépositions : à, de, par, pour. Jusqu'au XYII^ s., de quoi est resté usuel: de quoi donc cwez-vous si grand'peur de mourir ? (malh., ii, 599). Mais le rôle principal est joué par les expressions faites de par et de pour : par quoi, pourquoi. Parquoi est encore admis par Maupas (378), mais il est rejeté par Oudin comme antique (Gr., 304).

Pourquoi est aujourd'hui seul en usage : Mais pourquoi tarder tant à m'ouvrir cette porte ? (v. h., Hem., i, 3) ; — si le mari V avait jamais soupçonnée, pourquoi aurait-il attendu, cwant de s'en venger, que cette relation fût brisée ? (bourg., Corn., 26).

Il n'est pas rare qu'on le renforce par la formule est-ce que : pourquoi est-ce que. Le peuple dit pourquoi que : Mais pourquoi qu'z7 n'a pas rendu l'argent ? (e. souv.. Clair., 21). On dit aussi pourquoi faire que.

Que demande aussi la cause : Que parlez-vous ici d' Albe et de sa victoire ? (corn., Hor., 1095) ; — que ne l'émondait-on. scuis prendre la cognée ? (la FONT., Fab., liv. X, 1). La tendance moderne est, ici comme ailleurs, de renforcer que : qu'y a-t-il que, qu'est-ce qu'il ij a que, qu'est-ce qu'il y a donc que ? — qu'est-ce qu'il y a donc que vous revenez déjà ?

En raison de la parenté entre l'idée de cause et l'idée d'origine, on interroge à l'aide d'interrogatifs tels que d'où, d'où vient que : D'où vient que votre voix Parlait comme devrait parler celle des rois ? (v. h., Ruy-Blas, m, 3).

Comment peut interroger sur la cause : Comment ne lui cwait-il pas écrit depuis trois mois qu'il était scms nouvelles ? (a. daud., Jack, 628).

Ajoutons cjue, suivant les cas. toutes sortes de formules demandent l'explication : comment se fait-il que, pour quelle raison ? quelle raison y a-t-il pour que .^ Si on cherche la responsabilité, on dira : A qui la faute si? etc.

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