CHAPITRE PREMIER LA RELATION DE CONSÉQUENCE
Actions conséquentielles. — Un rapport de cause peut exister entre des faits quelconques A et B, nous l'avons vu en parlant de la cause. En considérant les choses en sens inverse, on apercevra entre les mêmes faits un rapport de conséquence. A est cause de B ; B est conséquence de A. Dans certains cas, on dit résultat, corollaire, etc. Comme le mot de consécutives pourrait faire équivoque, puisqu'il s'applique aussi à des choses qui se suivent dans le temps, nous appellerons conséquentielles les actions qui résultent l'une de l'autre, dont l'une est la conséquence de l'autre.
Le lien conséquentiel s'établit entre une action et une autre action, par suite entre un verbe et un autre verbe, ou bien entre un nom d'action et un verbe : II pleut, de sorte que nous ne pourrons pas sortir. Par suite de la pluie, nous ne pourrons pas sortir. (1).
Des noms ordinaires ont aussi des compléments conséquentiels : sentir l'importance fondamentale de cette grande destination pra/zV/^zt pour stimuler... les plus éminentcs spéculations (a. comte, Espr. pos., 45).
De même des adjectifs : Jamais nous n'avions les livres nécessaires pour apprendre les leçons que l'on nous donnait (a. karr, Tilleuls, 131).
L'adjectif nécessaire peut manquer : Je le garderai, le temps qu'il se mette au courant.
(1) A iioli-r !i;irmi les verbes à conséquence : i7 faut, on a besoin, il es! nécessdire : Il a fallu plusieurs révolutions *;i France pour établir la liberté : — L'hiimaniié, pour porter son fardeau^ a besoin de croire qu'elle n'est pas complètement payée par son salaire (hiîn., Jés.. cli. xi).