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L'HYPOTHÈSE PURE ET SIMPLE

•de quelle sorte de fait il s'agit, s'il est dû au hasard, à la volonté, et elle •emploie des périphrases appropriées : s'il parvient à être riche dans un an, il se retirera ; — s'il peut arriver pour demain, tout sera bien; — celui qui ■a toujours péché, s' il en vient à se repentir à sa dernière heure, sera-t-il sauvé?

La plus commune est faite du verbe devoir, s'il doit : s'il doit revenir seulement à cinq heures, ce n'est pas la peine que nous l'attendions.

Encore faut-il ajouter que les adverbes et locutions temporelles de toute sorte jouent ici leur rôle : elle même, les larmes aux yeux, m'a chargé de venir promptement vous dire que si, dans deux heures, VOUS ne songez ci leur porter l'argent qu'ils vous ont demandé pour elle, vous l'cdlez perdre pour jamais (mol., Scap., ii, 4). Le futur est dans le complément.

Il n'en est pas moins vrai que la langue présente là une véritable lacune, et que le présent de l'indicatif, usuel depuis le plus ancien français (1), remplace insufTisamment un futur. Il reste du moins la possibilité de l'employer avec quand : Quand je le ferai nécmmoins. quelle punition y a-t-il par delà la mort ? (i.a font.. Psi/ch.. liv. ii) : — Ht quand je le croirai, ■iloiS'jc m'en réjouir? (hac. Bér.. 77<S); quand tu te fâcheras, ça n'avance /i rien, reprit jiidicieusriucnt Rasseneur (zola. Gcrm.. 2()<S).

Autres servitidi:s. 1'' Sib.tonctif dans les conditionnelles. — Après POURVU que. a condition que. et les autres conditionnelles, nous mettons le subjonctif : je ne demande pas mieux que d'aller en ju.stice, pourvu que nous y allions de cDiupagnic (e. sox-v.. Clair., 22) ; — je vous promets

■d'oublier tout, moyennant qu'elle vienne (ea font.. Cont.. Fais, d'or., 156). Il faut du reste prendre garde à l'ancienne forme du sul)jonctif (en ans),

-quand ou interprète certains exemples anciens.

20 Après à supposer que, etc. — 11 y a d'autres mécanismes qui imposent Je subjonctif, même quand il n'est aucunement exigé par la modalité. D'abord après à supposer que et les analogues, après pour peu que. après .sans que. Les classiques usaient encore de l'indicatif : sans que mon bon génie au devant m'a poussé, Déjà tout mon bonheur eût été renversé (mol.. Et.. 433) ; — c'était fuit de leur nombreuse armée, sans que le comte de Souches "plaça des troupes (r.AC.. Camp, df L. XIV). C'est au cours du XYII^ s., que l'usage a commencé à changer. On trouve déjà l'annonce de la règle moderne dans Alcide de S* Maurice, o. c, 122.

(1) Il nem jaldrat. s'il veit que jo lui serve (.1/., xcix, 495) ; — Pois co li dites, n'en irai, s'il ■ me creit ( liai., 27.3:!).

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