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LA QUANTITE

manque encore souvent : le roy.,. leua grosse armée, (dolet, Gesl. Fr. V.. 41).

c) De même quand le nom est accompagné d'adjectifs tels que autre, tel, même, tout : telle manière de parler adjoute quelque grâce (du bell., Déf., II, 9).

Enfin hiflle part il n'est obligatoire.

Malgré tout, de fortes tendances préparaient déjà les régies modernes. C'est ainsi quel^ticle indéfini tendait désormais :

a) à accompagner régulièrement l'attribut du v^ilie être ; suys-j'e ung larron, ung guetteur de chemin ? (dolet, ii En/., 32).

b) à accompagner les noms compléments d'objet des verbes, quand ils étaient concrets : a/in d'éviter une nouvelle guerre {Let. d'Henri IV à de Vil., fév. 1600).

c) un devenait aussi plus fréquent après une préposition: comparaison de nioy et ung si juste personnage (du bell, Let. in., 49).

L'article nu en langue moderne. - - Au commencement du XYII"? s., INIaupas enseignait résolument l'usage nouveau : j'ai acheté un cheval, prêtezmoy une espée (111) ; ' le propos seroit béant qui diroit : j'ai^acheté cheval, voilà espée» . Quarante ans après, Vaugelas posa une règle nouvelle, suivant laquelle on ne devait plus écrire : c'est chose glorieuse, mais : une chose (I, 353). Il nous est resté beaucoup d'expressions telles que c'est mauvais signe.

On rencontre aussi désormais un avec tel, autre, quoique les exemples où il manque se prolongent très tard (i).

Il nous en est resté certain nombre de façons de parler. Un n'accompagne pas le nom :

10 Quand ce nom est construit avec en (préposition toute spéciale) : en pareille occasion, en belle posture, en semblable occurrence. (Si on emploj'ait dans, l'article reparaîtrait). L'article n'est pas introduit dans beaucoup de compléments prépositionnels : approcher à grande allure, agir avec prudence, précaution, calculer avec exactitude, livrer sur commande ; un lit à baldaquin, un fruit à noyau.

2° Dans des phrases ijnp,ersonnelIes : il y a marché tous les samedis, il n'y a pas grand mal; c^esL^oUe, pitié, dommage; c'est chose facile.

30 Dans un certain nombre de locutions verbales : faire compliment, insulte, rapport. Beaucoup ont disparu : donner bal, recevoir nouvelle, etc.

L^Yaleur,sém,antique de un ainsi employé est minime; c'est en réalité un article qui accompagne les noms d'êtres et de choses nombrables, concrètes, ou abstraites, non définies. Il marque surtout qu'ils sont au singulier.

'1) Tout en se corrigeant, M"« de Gournay n'en soutient pas moins ses théories « C'est bien faict de parler de la sorte : J'aii telles affaires en l'esprit que je. n'en dors point, et mal faict de dre ainsi : ConmieL-on cet homme en de telles affaires que celles-là, et c'est faillir de dire encore : Il ne fut jamais en de telles affaires ; puisque le babil superflu d'un de se rend importun en de tels endroicts, quoy que puissent prescher nos Critiques. » {Adois, 702 ; cL h. l., m, 431).

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