‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 297 sur 586 · LES PRÉSOMPTIONS. LES POSSIBILITÉS · texte numérisé non relu

LES PRÉSOMPTIONS. LES POSSIBILITÉS

Qui sait si suivi d'un verbe nie marque aussi un fait -que l'on peut accepter, qu'on ne conteste pas absolument, qui est possible. Le mode est l'indicatif : Qui sidt si tout cela ne Ta pas fait descendre plus vile, plus cruellement, dans le tombeau ? (muss., Canf., 4« part., ch. iv).

Supposer dans le sens de penser est suivi de Tindicatif : Je suppose que vous avez fini vos préparatifs. Quand on parle vraiment d'une hypotlièse, le verbe se nlet au subjonctif : Je suppose que ces deux angles sdent égaïUL Quand la chose énoncée était éventuelle, le verbe se mettait au subjonctif du conditionnel en langue classique. On a imité cette syntaxe : Supposez vous-même, vous qui vous reprochez comme un vol fait au bien-être d'une autre dix minutes de loisir, vous qui ne vivez que pour elle et par elle, supposez que vous vissiez rouler au bras de quelque infâme, (aug.. Lion, pauv.y ii, 5).

Ile n'est plus d'usage.

Les adverbes de possibilité peuvent être suivis d'une proposition INTRODUITE PAR QUE : pout-être qu'elle n'y pensait pas (flaub., Bod.^ 218) ; — Que diable avait-il fait ? Peut-être qu'il s'était promené aux enoirons ! (Id., Un cœur simple, 26).

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