‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 298 sur 586 · CHAPITRE V LES APPARESCES · texte numérisé non relu

CHAPITRE V LES APPARESCES

Vêm yéynf ticM> — La langue a une forme pour contester un fait et le rufkporieràlm Mn ; Le» itifirudions que Jésus 6Bt eensé aooir données à ses diuifdis respirent la même exaltation (rex., Jés., xrx) ; — Ça snm eensft^ lf$ peiiles économie» (a, daud.* Jack^ 357) (1).

On comparera ; // a la réputation df, il passe pour,

Vêm ayyrmw, — Il y a lieu de remarquer d'abord que le verbe apparaître, bien que formé de paraître^ n'a pas le sens de : avoir l'apparence, mais 4e : se présenter à l'esprit comme vrai ; — D m*wpfmli que vous êtes là (mol,, Mar. /orcé, 2) (2).

Les nuances peuvent être assez diverses. Ou bien l'apparence correspond vraiment ù une réalité : n me semble que voire amie a raison. Ou bien, ce n'est qu'une fausse apparence : Je souffre tellement qu'U me semble que j*ld reçu un coup de masHue sur la tête. Ces différences ne se traduisent pas toujours dans le choix des modes, comme on le voit par » 'exemple.

Il kkmblk. — Bouhours a déclaré que la locution // semble gouvernait e subjonctif {Suit,, 413) ; de même Andry de Boisregard veut qu'on dise : Il semble que tout soit fait pour me nuire {Réfl,, 651).

Mais le père Bouhours lui-même n'observe pas strictement cette règle ; et les écrivains classiques usent tantôt de l'indicatif, tantôt du subjonctif, selon que l'idée qu'ils veulent exprimer est plus ou moins douteuse (h. l., III, r)«9). Dans notre langue moderne, on trouve les deux modes, sans que les nuances de sens semblent toujours correspondre à ces différences : H semble qu'au prix de quelques inconvénients on obtient au moins cet avantage (8*« BKUVK, Port, cont,, I, 143-144) ; — Et, du fond de la chambre, il semble» en les entendant, qu'on voit passer les belles ondes sonores qui coulent dans l'air léger (r. holland, J, Christ,, l'Aube) (3).

Voici au contraire le subjonctif : Il semble qu'il y idt dans le Languedoc une furie infernale amenée autrefois par les inquisiteurs à la suite de Simon

(1) Cf. h lit Caractérisât ton : son pi'étcndu cousin, un soi-disant professeur.

(2) P«r <iulte, le verbe «pporaftrr entraîne après lui l'indicatif. U en était de même autrefois du verbe apparoir, qui a cesié d'être employé à la fin du XVII* ■., et dont le Umgiige des tribunaux n'a gardé que l'inllnttif et la forme il appert : De ce qui précède. Il •ppartgu r accusé « 00 m mit is crime.

(3) Se défler dcn exemples où entre c*esl, formule toute faite : Elle (votre pensée) se mêle amx personnages ; U MmblO que c'est vous qui palpitas sous leurs costumes (flaub.. Boo., 91).

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