‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 319 sur 586 · CHAPITRE II LES COMMANDEMENTS DE STYLE INDIRECT · texte numérisé non relu

CHAPITRE II LES COMMANDEMENTS DE STYLE INDIRECT

Les verbes dans le coxnxnandeznezit indirect. — A côté ces propositions personnelles, dont le verbe exprime une volonté proprement dite : je veux, on exige, il faut ranger des impersonnelles exprimant nécessité, urgence, convenance : Il est néeessalre, urgent, il est temps que iu prennes cette affaire en main. En examinant les phrases construites avec // faut, on aperçoit la relation entre les deux catégories.

La série des verbes signifiant permettre, empêcher, est aussi assimilable aux verbes de volonté : Autorisez que je fréquente souvent votre maison (herv., Cours, /?., I, 5).

La forme de l'objet. — Derrière les verbes de volonté et leurs assimilés, on place soit une conjonctionnelle : fe veux, il faut que tu aeceptes, soit un infinitif, // faut partir (1).

Quand Tauteur de Taction-objet est le même que le sujet qui exprime sa volonté, on se sert toujours de l'infinitif : fe veux partir. Il en est de même si Taction-objet doit être subie par le sujet du verbe principal : je veux être payé. De même encore quand Tauteur de Taction-objet est complément du premier verbe : fe VOUS prie de sortir, fe vous défends d*y aller.

En cas contraire, on se sert de la conjonctionnelle introduite par que : Je veux qu'on soit sincère, et qu'en homme d'honneur. On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur {mol,, Mis., 3o); — Approchez-vous Néron,et prenez votre place. On veut sur vos soupçons que je vous satisfasse (rac, Bn7.,1115).

L'ancienne langue usait plus volontiers de la conjonctionnelle : Je lui ai dit qu'il y allftt ; — Je vous dis que vous m'alliez quérir une soucoupe (mol., Escarb., 2). L'infinitif gagne peu à peu du terrain. Cependant on emploie encore indifféremment : Dites-lui de venir, dites-lui qu'il vienne.

Le mode dans l'objet. — Le mode employé à Tobjet est le subjonctif : fe ne veux pas qu'elle me croie sa dupe (maint., Lett,, i, 93). Avec des verbes qui ont un double sens, comme vouloir, sitôt que la volonté apparaît, le subjonctif prend la place de l'indicatif. Comparez : Je veux bien qu'il est défà âgé (où/c veux bien signifie: /> reconnais), et fe veux bien que cela soit essayé {j'y consens) ; — le principal est qu'il gardera le secret

(1) L*a. f. disait : tei convient besogne à porter.

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