‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 432 sur 586 · CHAPITRE IX QUANTITÉS RAPPORTÉES A UNE QUANTITÉ DONNÉE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX QUANTITÉS RAPPORTÉES A UNE QUANTITÉ DONNÉE

SCFFIBANCE. — On doil souvenl rapporter les quantités à une mesure donnée» Quand elles altcif^nent le point marqué, il y a sunisancc : Vous êtes assez riche nntintemml : — Le ciel n^t^st-il pas asses vaste, cet amour n'est-il pas assez doux ? (flaib.. Éd. $eni., 70).

A eoté de assez^ qui joue le tù\v principal, on peut citer sufJîsttmmcnU en quantité sntflsantr, en su/f}sance, etc..

Défaut. — Si les quanti! es restent en dessous, il y a manque, tnsunisancc. L'insuffisance s'extmme par : pas asseï^ trop peu, insuffisamment : je n*en ai pas assez.

Excès. — Si les quantités vont au delà de la mesure, il y a excès. Les expressions sont très nombreuses. La principale est trop : Demander tfop pour avoir assez ; — Je suis trop près, fJit-il avec un tremblement (v. h*. IJg., Couu\)i — c* était... faire trop d 'honneur a cette montagne artificictte (a. OAtD., Tart. Aï p.. 87). Mitis on se sert aussi de : â l'ejcès, excessivement, en excéi, en excédent, en surfdus^ en surnoînlfre, de reste : Il y en a de reste ; — il en use à l'excès (1);— fêtais monté en surnombre; — il est vraiment timide à l'excès, au delà de la mesure, plus qu'il n 'est permis, A trop, on joint souvent par : C'esl par trop.

Reuiarque. — L*idée d\»xcés peut-être relative. Sans dire qu'un hommr a trop de fortune d*une façon alisoUie» on peut dire qu'il en a trop par rapport à veux qui n*Qnt rien, à côté de malheureux qui n'en ont pas. en comparaison de ceux qui n'en ont pas.

De trop n'est pas synonyme de trop de : c*est trop de dix domestiques veut dire que le nombre de dix domestiques est exagéré, dix de trop voudrait dire qu'il y en a dix en surnombre (cf. cent de plus, vingt de moins^ rien de trop) (2),

Toutes ces formes sont en ustige quand il s'agit de mesurer les caractérisations : Ma fille est encore trop Jeune ; — il s*en est allé assez fâché ; — il est par trop bête (3).

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(1) Nous avons vu comment l'adverbe çxeesMwemfnt i<*ïid A pordrc son sens,

(2) Voir TOBLER, Mél„ 1. I*i0.

U anivf. quand une ijuanlil*'*. une qnalîlè >onl porlé*»» à imt* certaine mc^iirr, lu déptsieat ou noTi, nue ci^Ta comporte des coriîLèqiicMîec*» ; on dira ainsi : aMez riche pouf donner ; — pr9diifue tu point de tïouler de son lïOO mm, trop inégaf pour tvolr du suecé*. Nous en repurjcrons à prtipoH ([*-> Conséquences.

(3) Par se trouve en ancien f rutiÇRis dcvatit les adjectifs» comme forme de stiperlatîf. Ct* û ta parfitt.

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