‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 451 sur 586 · CHAPITRE PREMIER LES FAUSSES RÈGLES ET LA RÉALITÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER LES FAUSSES RÈGLES ET LA RÉALITÉ

En coordination, personne n*a jamais imaginé de régler l'emploi des lemps sur d*autres principes que sur la chronologie des actions exprimées* Mais il en a été tout à fait aulreineni, lorsque les propositions renfermant ic* diverses actions sont subordonnées, qu'elles soient conjonctives ou conjonctionnelles.

En fait, si Taction contenue dans une subordonnée peut théoriquement se trouver dans n'importe quel rapport chronologique avec Taclton priacipale, encore faut -il que le sens le permette. Ainsi» prenons pour exemple une phrase objective, dont le verbe principal est /> sais, tous les temps sont possibles à l'objet, qu'il soit dans l'irréel ou dans Téventuel :

)^ vous avez acheté, athelcz.

Je sais que

achèterez, \ allez acheter

De même dans d'autres modalités:

Je sais que

vous achèteriez, vous auriez acheté

de l'étoffe.

de rétolTe.

Mais d'autres verbes ne comportent pour leur objet qu'une action placée dans un temps donné : Je i^eux que uoiis achetiez ce (>ijou, La \ olonto porlf nécessairement sur un acte futur, donc raction-objcl ne peut être que dans ie futur. Ce sera ici le présent du subjonctif qui exprimera ce futur. Il serait impossible de concevoir un achat passé comme objet d'une volonté présente. C'est le sens même qui borne les possibilités, et non la grammaire, comme on le voit fort bien (1).

11 faut observer de même que le sens du verbe principal employé à certaines formes impose de choisir le futur dans le passé : J*m cru autrejùli tongiemps que X épousera sa cousine, n'est pas possible, non plus que j*at}ai$ cru que X épousera sa cousine. On n*y croit plus ; le futur ne convient pa&.

<1) Kn cliangeAnt 1p sens du verlR-, m disant luar ixiinplp : j> f>eux bicn^ (tan» 1* faecorde^ racUon-ohjet n'est plus dan» le futni" : jf t*eux bien fjite t*oun ayn nchi^l^ cHu bon ce n*tn eut pas moinjt une dépense inutile^ est parfaitement rninçals.

smc df

Page 1