LES FAUSSES BÈGLES ET LA RÉALITÉ
Peu importe que le verbe de la principale soit au pïus-que-parfait ou au passé composé. Du moment que l'idée esl que racLioii-objet ne s'accomplira pas, qu'on est revenu de la croyance qu'on avait, cette action-ûtijct ne peut pas être présentée comme future par rap(>ort an moment actuel. Tout au contraire on dira parfaitement, avec les mêmes temps à la principale: Diverses rdigians ont enseigné, avaient déjà enseigné que les méchants seront punis dans une autre vie (1).
Mais dès le XYII*^ s., les grammairiens, observant les rapports des temps, ont commencé à considérer que c'étaient les formes grammaticales qui concordarcnU et que le verbe principal devait, lorsqu'il était à certains temps, se faire suivre de Lemps délerminés dans les subordonnées. Oudin, dans sa Grammaire^ donna dans cette erreur (h. l,, ni, 587-588); ses successeurs s'y enfoncèrent si bk-ii que peu à peu on a abouti à présenter la concordance des temps comme un mécanisme, dont on trouve partout le tableau (2). En voici un spécimen emprunté a I.évizac (ii, 1Î9),