‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 456 sur 586 · SUBSTITUTION DE TEMPS RELATIFS AUX TEMPS ABSOLUS · texte numérisé non relu

SUBSTITUTION DE TEMPS RELATIFS AUX TEMPS ABSOLUS

ThdonquvmcnX, nous l'avons vu. les ti cl ions silures hors du tempfi s'expriment au présent. Peu i m porte qu*elles soient dans une subordonnée ou dans une principale : On m'a appris (fn*- Vfuu est composée tl" hydrogène tt d'oxyyénr ; — on lui demanda si h s jimmes ne doivent jamais se plaindre.

Il en est de même lorsqit'il s'aigit d'une action qui dure encore, ou qui est dans l'avenir : Mon onmur-proprt\., nt'a donné un piaisir mitie fois plus pur^ quitnd j'ai VU 71/ 11 y a dans te monde un prince qui pense en iiomme (volt., Let. an pr. de Pr., 26 Août 1736) ; — On m'^ dit qu'il impute son mal à la demeure du Palais (malh., Lell. à Prinse, c) ; — Des jotrrnalistes qui causaient (oui à r heure demint moi. disaient qu'on va afjranchir la Pologne et l'Italie ! (fi^ath., fiduc., 11, 88) ; — Qu'est-ce que vous voulez^ mon papa ? Ma beUe-mumm} m'a dit que pous me demandez (m»>l.. MaL Im., 11. 8) ; — Il lui apprît qu^il y a des tuiimaux qui sont pour h s abeilles ee que les nbeilîes son! pour r homme (volt., P, rhois., 81) ; — H avait appris... que Vamùurpropre est un lufUnn qonflé de peut (îd., Ib.. 65).

Les grammairiens du XVIîI^î s., tout épris de raison, s^ sont opposés à la sulistilution de T imparfait au présent. Ils entendaient séparer le temps « continu -^ et le temps « passager*. . Duclos éerit r II y a des occasions où le présent serîiit préférable a l'imparfait, qu'on emploie communément. Je vais me faire entendre par des exemjiles : On m'a dit que le roi était parti pour Fonkîinebieau,.. La phrase est exacte, attendu que partir est une action passagère. Mais je croîs qu*en parlant d'une vérité constante, on ne s'exprimerait pas avec assez de justesse en disant : J'ai fait voir que Dieu étail bon, que les 3 angles étalent égaux à deux droits. Il faudrait ; que Dieu eslr que les 3 angles sont.

On n'hésitait même pas à eondanmer les classiques : je fai déjà dit que l'étais gentilhomme. Puisque e>st la une qualité qui ne se p>erd pas, il faut: que je suis, — Je n'ai pas oublié, prince, g we ma victoire Devoit ri vos expMts la moitié de ma gloire. Detmir exprimant une reconnaissance constante» il faut, non le passé, mais le prèsenL

A rindicatil. — Les phrases renfeOTiani des présents sont extrêmement communes à celte époque. Maugard cite (i, 361) : il concluait que la sagesse WUt mieux qu'éloquence (volt., le Taureau blanc); — N*ave£-VOas jamais bien fait réflexion que nous sommes de pures machines ? (id.» rx.

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