‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 486 sur 586 · ON CHOISIT ENTRE DES CAUSES · texte numérisé non relu

ON CHOISIT ENTRE DES CAUSES

Quand on hésite entre des causes, on les présente à l'aide de soit,, soit.,, soit,,, ou... suivi d'un nom, avec ou sans préposition : soit raison, soit faiblesse ; soit par raison, soit par faiblesse ; — soit l'altitude OU les variations de la température, Vaiguille semblait affolée (a. daud., Tart. Alp., 62) ; — soit qu'elle fût étrangère... soit par une originalité infaillible, ell' éiai un ragoût extrêmement savoureux (barr., Uenn. des lois, 84).

Les compléments s'opposent fort bien à des propositions, comme les propositions entre elles : Mais, soit discrétion, soit, comme un mot du docteur me ravail fait présumer, qu'il eût 'peu de gOÛt pour la chasse à trois, celui que le docteur appelait M. Dominique ne se rapprocha... que vers le soir (FROM.^ Dom., 6).

Soit que, ou quk. — Mais, soit qu'il n'eût pas temSLTqué cette manœuvre OU qu*/7 n'eûl osé s'y soumettre, la prière était finie que le nouveau tenait encore sa casquette sur ses deux genoux (flaub., Bov., 2).

On compare les causes. — On se sert des formes de comparaison, plutôt par, moins par, moins pour... que: On plaignait donc le capitaine d' Auverney, moins pour les pertes qu'il avait souffertes que pour sa manière de les souffrir (v. II., Bug-Jarg., 16) ; — il a mérité au contraire de la perdre, non point tant encore pour avoir mis le portrait de sa maîtresse en gage que parce que... il a refusé de le dégager (s*^ beuve, Lundis, vu, 11).

C'est en ce cas qu'on use volontiers de compléments sans préposition : Fatigue ou indilTérence, il a fini par donner son consentement.

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