LES MODALITÉS DANS LES PROPOSITIONS CONSÉQUENTIELLES
Les modes dans la proposition conséquentielle. — On enseigne généralement que le verbe de la proposition conséquentielle se met à l'indicatif. H serait plus exact de dire que le rapport de conséquence n'est pas en général marqué par l'emploi d'un mode spécial dans la proposition de conséquence. C'était déjà la tendance de l'a. f. : Entre ses denz le dist, q'hon ne l pot escuter (Pél,, 408). Au XVII® s., Malherbe présenta la règle d'une façon nette. Il corrigea Desportes qui avait écrit : Vous qui faites que je vive... Si faites était impératif, dit Malherbe, c'eût été bien dit. Le réformateur a nettement le sentiment que les faits placés dans la finalité demandent le subjonctif, tandis que l'indicatif est réservé aux conséquences (h. l., m, 575) (1).
Servitudes gprammaticales. — En gros, cette règle de Malherbe est encore debout. Toutefois il faut tenir compte des mécanismes grammaticaux.
1° Quand la principale est négative, et que la conséquence est introduite par que ou sans que, on a le subjonctif de subordination : Je ne suis jamais revenu au logis, que }e ne me sois tenu prêt à la colère de mes maîtres (mol.,, Scap., II, 5) ; — il ne voit pas un brin d* herbe à terre, qu'il né VOUS dise comment cela s'appelle en latin (musset, On ne bad. pas a, Vam., i) ; — Je ne le voyais JA% einq minutes qu'il ne me fit quelque observation intéressante sur Vart dramatique (champfl., Cont,, 236).
2° On trouve aussi le subjonctif, quelle que soit la principale, quand la conséquentielle est introduite par pour que : 7/ faut avoir du charbon pour qu'on puisse fabriquer; — Mais qu'est-ee que tu lui avais dit pour qu'elle se soit portée à une pareille extrémité dans un escalier ? (lab.. Petits oiseaux,