‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 519 sur 586 · XC · texte numérisé non relu

XC

(1) Les philosophes eux-inêmcs confondent parfois les noms d'hopothétiques ex de conditionnelles, et réunissent sous ces noms toutes propositions où, toit une afiltmatlon, soit une négation est subordonnée à quelque condition ou hypothèse (coblot, Vocab. phil). Ils appellent antécédent ou hypothèse la partie à laquelle est subordonnée la conséquence. Chez les anciens les hypothèses s'opposaient toujours aux conséquences, par exemple dars un syllogisme les prémisses à la conclusion, dans un raisonnement démonstratif, les définitions, les données, etc. .

u:s !i vpffiifùsiûs

Emnifl., cih vu) ; -si je dois m'éhigmr, mus llvcrez it* ma départ (feu il., Morîe, 50).

Voici dus condiUoiîiielles : si mus iui donnez su lihetii\ il à gaspiller ; — qail arrtife ici une visite^ vous allez peut-être am (Muss.» ïî jaui quUme portt\., i); — }e ne demande pas mieux ^ justice, poiiriHi que nous y allions de compagnie (i:. soi v.. Clair.

On verra pïus loin que les conjonctions de réventuel el les de coiidilion sonl souvent fort ncLtenient dislinguées. Mais s< conditionnelles et hypolhéliqiies sont exprimées de telle sorte q formes tle langage leur con viennent. Qu'on prenne [>ar exempll Stances à Xi non d'A. de Musset : Si je vous le disais, que six Cachent de longs fournwnls et des pœux insensés,,. Vous me rép être : je te suis,,. Si Je vous le disais^ tfue j emporte dans fânte moindres nifits de ihjs propos du soir... Vous nie défendriez peu voir,,, Evicîenuneiil c»n peut int f r prêter : an eus où je vous te ( faut aussi considérer que Tidlitude de Ninon serait la vn l'aveu, devenu plus ^ïressaiit. Cekii-ei serait donc In cause et des actes de la jeune 11 lie.

Voici Chïtniprteurv qui tlissirte surrhomnie cfuî, entre Iren ans, se montre dans sa laideur ou dans sa sjjlendeur: // est bea% aspirations à î'inhili genre et an bien V emportent sur tes aspir* il est ignotilemenl hiid, si la balanee penthe du eèié des instine manimis {Cont,, 12»î). Si peut se traduire par tui eus où. Mail parce que rinh'!lit»euee rcnipujte que FÎTomnie est beau ?

Systèmes hypothétiques et systèmes conséquentiels. — et réaliiés. — D"aj>rès ce qui vient d'être dit des liypotliéliqtl neMes, leur rai>iiorl avec les conséquentîelles apparaît avec é mis trois gtnîtfesd'etui de Javel dans un litre d'eau, eette eau est tique. Ce sont tk'ux faîLs dont l'un a été la conséquence de V mettez une goutte d'eau tte Juvet dans un litre d>uUr die devÎE Ce sont deux faits généralisés ; ils sonl dans le même rappo] riicure. Si je dojine une forme " hy[>olhéyque " à la pUrase trois gouttes d'eatt de Jai*et.., si vous uuttez trois gouttes d'ffU ne change toujours rien au rapport. Il y a toujours d/uni dilion, de Tautre le fait: j'ai seulement transporté les fattl tueL I

Ainsi s*explîc[ue que les faits positifs el établis soient sou^ sous forme de raisonnenieids hypothétiques. On énonce ai faits quelccMiques : si Xapolton a vaincu r Europe, c'est qu'il a les admirables armées de la Révolution, soit des faits généri l'état de lois : si la pression de l'air augmente, la eoloniie de dans le tube du buromêtre.

Inversement on dira : vous y meitrei tout votre argent, ?i

ÉVESTaELF.ES ET COSDÎTÎOXSHLLES 871

p^S celle maison tk ta ftiiliite. Lii, sous des formes qui peuvent convenir à Taffîmiation, on examine une hypothèse (1>,

Systèmes hypothétiques et systèmes oppositifs, — A chaque înstanU comme nous l'avons remarque en parlant des oppositions, on oppose à un fait réel un fait éventuel, ou invt'rsemenl. Ou bien on appose Tune à Tautrc des éventualités. Si on considère une phrase cojnme celle-ci : On a beau être un lapin comme le Président, allez donc pous méfier du lit d'auberge où ion couche, de la chaisé- oà l*on a* assied (a. daud., TarL s. Alp,, 127-128), on observera que le premier terme est a proprement parler une hypolhè&e = même si ron esl un tapin. Voici un exemple plus net encore : A supposer que la grâce eût été accordée, Raymond n* avait à attendre aucune faveur pour un acte de justice (ghasipf.* (Umt., 120). Comparez le mot célèbre de l'avocat : Quand mon client avouerait» moi je n'avoue pas.

Nous étudierons donc ensemble toutes les hypothèses, qu'elles aient un caractère conséquentiel ou oppositif.

(1) La ressemblance * ■^^ telle qu'rm >'y fsl Iroiiip^. Ui's gens rml necusé Iji rontHine d*épicurisme, sous prétexlc qu'il mirait d imité un rnnMil dans: Stujtz hmi ImtHmfji, bien Tnuni^etints tytus devez à la mort dès /mr^r Vun en dix mtx. uhtts qu'il n*ii pa* voulu din- : btftffz bien^ mah si uoiu buuez bien, même si imu\ hutvz bien^

Page 1