‹ La pensée et la langue; méthode, principes et plan d'une théorie nouvelle du langage appliquée au françaisChapitre 88 sur 586 · CHAPITRE V DÉTERMINATIONS EXPLICITES. A. — LA DÉMONSTRATION · texte numérisé non relu

CHAPITRE V DÉTERMINATIONS EXPLICITES. A. — LA DÉMONSTRATION

Ls8 démonstratifs. — Pour déterminer, il n'est tel qu'un geste qui montre la personne ou l'objet (1) : Regardez eette flgare.Lcs démonstratifs montrent l'être ou l'objet, c'est là leur sens essentiel : Cette maison me plaît; j*aime ce ciel un peu gris; — arrêtons-nous, asseyons-nous sur ces roches.

Il y avait en a. f. quelques restes des démonstratifs latins : d'ist di en auant {Serm. de Strasb,). Il n'en resté que le o de o-il (cela lui). Viendra-tH ? 0-iî (il fera cela; cf. Irai-je ? 0-Je). D'où notre oui.

Les formes et leur évolution. — Nos démonstratifs usuels ont été originairement, avec le renforcement qu'ils avaient subi, l'équivalent de : celui que voici ; celui que voilà. Plus de distinction de personnes, mais des distinctions de distance, la chose prochaine, la chose lointaine. Ils appartenaient à trois séries.

Masc.

Singulier

Plvriel

Fém

Masc. \ Fém. i

cist cest cestuy

ceste cesti

cist cez cest es, ces

cel celui

celé celi

cels, ceux

celés

Neutre < ço, ce

En moyen f., la confusion de la série cil et de la série cist, dont le sens ne s'opposait plus assez, amena à ajouter ci et là : on eut donc une richesse extraordinaire de formes :

N iUTRE

Singulier :

ice

Masc.

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