‹ La pensée françaiseChapitre 104 sur 155 · BARBEY D'AUREVILLY · texte numérisé non relu

BARBEY D'AUREVILLY

Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly naquit à Saint-Sauveurle-Vicomte, le 2 novembre 1808 et mourut à Paris, le 25 avril 1889. Il appartenait à la vieille race normande et, par sa mère, Ernestine Ango, descendait du fameux armateur dieppois de ce nom. Il commença ses études dans sa ville natale et les acheva à Paris. De retour en Basse-Normandie, il fît son droit à Gaen, puis embrassa la carrière des lettres. Des quelque cinquante volumes qu'il a écrits, rappelons : Y Ensorcelée ; le Chevalier des Touches ; Les Diaboliques ; Une histoire sans nom ; Une vieille maîtresse ; le Prêtre marié et les trois séries des Œuvres et des hommes comprenant 43 volumes dont des Pensées détachées (Lemerre, 1889, in-18),

« Barbey d'Aurevilly, dit Octave Uzanne1, c'était à la fois comme causeur et homme de verve et d'esprit, Chamfort, Duclos, Montesquieu, Voltaire, Galiani, Casanova, et le prince de Ligne ; il orchestrait, semblait-il, à lui seul l'alerte vigueur de pensée de ces beaux esprits d'antan qu'il semblait interpréter sur une partition originale. Il apportait dans sa, personne et dans sa diction une dernière vision des charmes de la politesse et du beau langage des anciens cénacles lettrés et on comprenait qu'il aimât à citer cette opinion du Régent :\

« La seule chose qui vaille la peine de vivre, la sensation « qui reste fraîche comme l'aurore quand tout est flétri de

1. Octave Uzanne. L'esprit de J. Barbey d' Aurevilly , Dictionnaire de pensées, traits, portraits et jugements tirés de son œuvre critique Paris, Mercure de France, 1908.

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