‹ La pensée françaiseChapitre 108 sur 155 · BERTHET · texte numérisé non relu

BERTHET

Né le 1er août 1818, mort en 1888, M. André Berthet estimait que La Bochefoucauld a médit de l'homme et il a prétendu « trouver la réhabilitation du cœur humain dans les calomnies accréditées sur son compte comme simples médisances ». Dans son volume de pensées l il n'a eu qu'un souci: « dire la vérité, et si ses maximes l'ont dite en bons termes, c'est que l'amour du vrai leur aura porté bonheur ».

En deux volumes, préfacés par M. Abel Jacquinet intitulés : Nos faux moralistes 2 M. Berthet s'est attaché à la réfutation des maximes de La Rochefoucauld.

— Quand on a éprouvé l'envie d'être caressé, on comprend la nécessité d'être aimable.

— L'égalité d'humeur décèle un grand mérite ou l'absence de tout mérite.

— Une fourmi pérorait dans sa fourmilière disant à ses compagnes qui l'écoutaient comme un oracle :

< ... Quand l'homme l'écraserait, la fourmi serait en-

1. André Berthet. Maximes nouvelles sur de vieux thesmes, 1 vol., Paris. Quantin, 1880.

Le même auteur a publié chez Hetzel : Mes lunes, boutades d'un sceptique, 1 vol. in-18.

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