‹ La pensée françaiseChapitre 109 sur 155 · May et Motleroz, éditeurs · texte numérisé non relu

May et Motleroz, éditeurs

core plus noble que ce qui la tue, parce qu'elle sait qu'elle meurt, et l'avantage que l'homme a sur elle, l'homme n'en sait rien...»

Orgueilleux petit insecte I va.

— Soyons indulgents aux grandes actions : elles sont si rarement préméditées.

— Il n'y a pas de définition pour l'amour que Ion a : on ne définit bien que celui qu'on n'a pas.

Un amour défini est un amour fini.

— C'est une preuve de sincère amitié d'accueillir sans réserve un redoublement d'amitié.

— On a vu des gens faire l'amour comme ce bon M. Jourdain faisait de la prose : sans le savoir ; et qui ne le faisaient pas plus mal.

— On se vengera tôt ou tard sur quelqu'un des bassesses que Ton s'impose.

— L'ironie est la bravoure des faibles et la lâcheté des forts.

— Ce qui nous plaît contre toutes les règles est toujours ce qui nous plaît le mieux.

— Il faut encore certaines qualités pour faire un homme léger ; mais, si on en manque totalement, on peut faire un homme grave.

— La vertu qui va flairant scandales et tentations partout où nous ne sentons rien est plus écœurante que le vice.

— Les sottises que Ton fait peuvent quelquefois se réparer : celles que l'on a dites sont irrémédiables.

298 iv l'i.NShi: PKAKÇAISE

— Rien ne ilatte plus une femme que l'embarras d'un homme d'esprit.

— L'amour qui raisonne est un enfant qui ne vivra pas : il a trop d'esprit.

— Les petites passions sont celles que nous possédons et les grandes celles qui nous possèdent.

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