‹ La pensée françaiseChapitre 11 sur 155 · Hegel · texte numérisé non relu

Hegel

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Ce sérail, en vérité, (le notre part manquer de discrétion et de mesure que de pousser plus loin cet essai de réhabilitation du genre des maximes. Aussi bien, ce genre littéraire, en dépit du spirituel réquisitoire <\o Jules Lcmaître, se défend-il suffisamment par luimême, et l'on ne saurait poursuivre son procès sans faire ensemble celui de la pensée humaine. Celle-ci, en dépit de sa foncière imbécillité, pour parler comme les prédicateurs chrétiens, présente au moins cette qualité d'être infiniment plastique. Pour bien comprendre Psyché, le souffle pur et essentiel, il faut l'accorder avec les métamorphoses de Protée, tour à tour flamme ailée et eau fuyante et subtile que nul ne saurait enchaîner. « On proscrirait moins de pensées d'un ouvrage, a écrit Vauvenargues, si on les concevait comme l'auteur. »

Caduc et désuet, le genre des maximes ? Mais, qui pourrait affirmer que, demain, ne naîtra pas un penseur qui le renouvellera totalement par une heureuse inspiration ? Quel parti tirer par exemple, de l'idée chère à Edgar Poe du démon de la perversité et quelles remarques curieuses, quels aperçus ingénieux un observateur de talent ne pourrait-il pas trouver dans son application aux défaillances et aux sursauts de l'âme humaine ?

Nullement épuisé, nullement futile, et pas si aisé que certains l'ont prétendu, l'art des maximes présente encore cet intérêt de fournir aux hommes, toujours partis « à la chasse au bonheur » suivant une formule qu'eût goûtée Stendhal, des conseils précieux, des préceptes utiles et toujours bons à méditer.

Sans doute, ainsi que Fa constaté Brunetière 1 çom-

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