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PHILIPPE GERFAUT

Philippe Gerfaut (Mme Dardenne de la Grangerie, née du Closel) naquit au château de Saint-Loup, près Varennes (Allier), le '28 janvier 1847.

Outre ses maximes i, Philippe Gerfaut a écrit :

Le passé de Claudie, roman ; divers ouvrages d'éducation sous le pseudonyme de Marie-Alix de Valtine, et, les Comédies du Cœur, théâtre, la Coterie, comédie en 3 actes.

Ph. Gerfaut a également traduit de l'espagnol Gloria, roman de Perez Galdos.

— Un jeune amour doit se méfier bien plus de ses bonnes intentions que de ses mauvaises pensées.

— Les femmes aiment autant qu'elles peuvent et les hommes autant qu'ils veulent.

— En affection, celui qui reçoit le plus en est fâché. Il éprouve l'ennui et l'ingratitude de tous les riches.

— Jamais une vieille femme ne voudra inspirer d'amour platonique.

— Les femmes froides sont celles qui aiment le plus Pamour comme les frileuses le feu.

1. Pensées d'automne. Paris, Calmann-Lévy, 1882. Pensées d'une sceptique. Paris, Ollendorff.

— Une femme supérieure a quelquefois cette infériorité : elle fait la cour aux hommes.

— Pour retenir, il faut non seulement varier les plaisirs de l'amour, mais encore les supplices de la jalousie. La souffrance est l'appétit de l'amour.

— On commence à s'aimer moins quand on s'aperçoit qu'au lieu de faire de l'égoïsme à deux, on est deux à faire de l'égoïsme.

— En amour, la pitié est la politesse du dégoût.

— Etre aimé moins, pour un cœur délicat, c'est n'être aimé plus.

— Quand l'orgueil crie, c'est que l'amour se tait.

— L'homme pardonne et oublie, la femme pardonne, seulement.

— Le mariage est un tête-à-tête... où Ton se fuit.

— Les meilleurs mariages sont les mariages d'amitié, sans dégoût physique.

— La mort est doublement impitoyable en ôtant aux femmes les maris qu'elles aiment ; en ne leur enlevant pas ceux qu'elles détestent.

— Quand on se remarie, on n'a pas la franchise d'avouer que c'est pour soi. C'est pour ses enfants, pour ses parents qu'on le fait.

— La femme s'attache à son sacrifice, l'homme se détache de son plaisir, voilà tout.

— Pourquoi s'étonner des chutes de l'amour ? Quelle est l'ivresse qui marche droit ?

— L'homme qui aime avec une goutte de mépris dans le cœur peut être dominé pour toujours.

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— Des gens qui ne s'aiment plus ne savent plus s'écrire. Le papier ne peut pas mentir.

— Certaines dévotes n'ayant pas des épaules présentables au diable consacrent leurs genoux au Seigneur.

— Les grandes douleurs ne sont pas larmoyantes. Quand on est écrasé, on ne pleure pas, on saigne.

— Nos sacrifices sont comme nos prières : il faut toujours les recommencer.

— Je m en rapporte à voire générosité est une formule tout à fait illusoire avec les parvenus.

— Les bons caractères obtiennent plus que les beaux.

— L'orgueil recommence : Satan perdrait deux fois le paradis.

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