‹ La pensée françaiseChapitre 127 sur 155 · JACQUES NORMAND · texte numérisé non relu

JACQUES NORMAND

Jacques Normand, né à Paris, le 25 novembre 1848, outre ses maximes *, a publié de nombreux volumes de vers et de prose. Gomme ouvrages en prose, citons : Le Monde où nous sommes, nouvelle ; La Madone, roman ; Contes à Madame; Du triste au gai ; Les jours vécus. En vers : Tablettes d'un modèle ; A tire d'aile ; Paravents et Tréteaux ; Les Moineaux francs ; Les Visions sincères. M. Jacques Normand a composé également et fait représenter sur les grandes scènes de Paris plusieurs pièces de théâtre. Citons notamment : Les petits cadeaux; Les Petites marmites ; L'Auréole ; Musolte, pièce en trois actes, en collaboration avec Guy de Maupassant ; La douceur de croire (trois actes) ; Monsieur et Madame Dugazon (quatre actes) ; Théâtre de poche (comédies et saynètes). M. Jacques Normand a également publié, .«en collaboration avec M. S. Raymond : Ayol, chanson de geste du xme siècle.

— « Tout vient à point à qui sait attendre. » Hélas ! il y a des gens qui attendent toute leur vie !

— I/attente du bonheur nous rend souvent plus heureux que le bonheur lui-même.

1. Pensées de toutes les couleurs, 1 vol. Paris, Calmann-Lévy,1911 Couverture en couleurs de Madeleine Lemaire. Dédicace à Edmond Thiaudière.

— Que de bons catholiques qui sont de détestables chrétiens !

— Rien de plus incertain que ce que Ton appelle un certain âge.

— On peut estimer celui qui vous contredit ; on n'aime que celui qui vous approuve.

— Avoir tout pour être heureux n'est nullement une raison pour qu'on le soit.

— L'absence de malheur, c'est presque du bonheur déjà.

— Aimez-vous les uns les autres, a dit le Christ ; mais, il n'a pas interdit les préférences.

— Si la nuit, vous voulez écouter l'heure, remarquez que c'est presque toujours une demie qui sonne.

— Dieu est comme le vent qui passe : on le sent partout et on ne le voit nulle part.

— 11 n'y a que les jeunes gens pour parler des joies de la vieillesse.

— La vie ne nous paraît vraiment facile que quand il s'agit de celle des autres.

— La lutte pour la vie ? N'est-ce pas plutôt la lutte contre la vie qu'il convient de dire ?

— Bien des gens ne vivent que par crainte de la mort.

— On n'a pas toujours la mort que l'on mérite ; mais, tout s'arrange après.

— La vie est la plus tenace des habitudes.

— Il n'y a pas de vieillards heureux ; il n'y a que des vieillards résignés.

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— La vieillesse serait délicieuse... si on était jeune.

— L'admiration ne va jamais sans un peu d'envie.

— Chez certains, Légalité d'humeur c'est l'égalité de mauvaise humeur.

— Les hommes regardent les femmes pour les voir : les femmes regardent les hommes pour être vues.

— La crainte du ridicule arrête souvent les plus nobles élans.

— Occupez votre vie afin de Loublier.

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