‹ La pensée françaiseChapitre 139 sur 155 · PAUL BRULAT · texte numérisé non relu

PAUL BRULAT

M. Paul Brulat, né dans rArdè2he le |26 mai 1866, a publié, outre ses Pensées, une vingtaine d'ouvrages dont les principaux sont : La faiseuse de gloire ; La gangue ; V Eldorado ; L'aventure de Cabassou ; Bina.

— Etre triste, c'est presque toujours penser à soi.

— 11 suffît d'un instant pour faire un héros, mais il faut une vie entière pour faire un homme de bien.

— Une femme est souvent plus punie pour ses vertus que pour ses vices.

— Seuls nient la chance ceux qui voudraient laisser croire qu'ils doivent tout à leur unique mérite.

— Sincérité, définition même de l'originalité.

— On peut être calomnié par sa vie même, par ses propres actes, comme on l'est quelquefois par son visage.

— Les secrets des femmes sont autant de désillusions dont elles veulent bien nous préserver.

— La valeur ne s'allie pas forcément au talent qui est nécessaire pour parvenir. On peut être médiocre avec

1. Paul Brulat. Peisées. Euj. Figuière, éditeur. Paris, 1919.

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du talent et être, sans grand talent, une grande intelligence.

— Rien ne révèle autant un homme que ses mains et une femme que sa bouche.

— Les malheurs de l'enfance se répercutent sur la vie entière et laissent au cœur de l'homme une source intarissable de mélancolie.

— Il n'y a que la médiocrité qui dure. Tout ce qui est intense est destiné à bientôt périr.

— Les idées ont leur enfance, leur jeunesse, leur âge mûr et leur décrépitude. Il ne faut pas attendre qu'elles aient vieilli pour les exprimer ou les réaliser.

— On n'est vaincu que si l'on s'estime tel.

— Dans la vie, il faut choisir : l'ennui ou les ennuis.

— Rien ne coûte aussi cher que d'être pauvre.

— Nul n'est content de son sort, mais chacun est content de lui-même.

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