FAGUS
Fagus, né, le 2*2 janvier 1872, à Bruxelles. Outre ses Aphorismes ', a écrit : Testament de sa vie première, vers, Vanier (1898) ; Colloque sentimental, vers, Société libre d'éditions (1898) ; lxion, poème (La Plume) (1903) ; Jeunes fleurs, vers (1906) ; Discours sur les préjugés ennemis de V Histoire de France (l'Occident), 1909 ; Politique de V Histoire de France (l'Occident), 1910 ; Œuvres inédites : La danse macabre, poème ; La guirlande à l'épousée, vers ; Les Fglogues de Virgile traduites en vers.
— L'esprit de contradiction est le branle de l'Univers.
— L'intuition est une mémoire qui s'oublie.
— Il n'est pas plus absurde de croire au tarot ou même à la sainte Trinité qu'à l'ordonnance de son médecin.
— L'homme est une intelligence desservie par des organes.
— Le génie a des ailes; l'honnêteté n'a que des pattes.
— Ce n'est pas le premier pas qui coûte.
1. Fagus. Aphorismes, 1vol. in-12 couronne. Paris, Sansot, 1903.
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— Tous peuvent être tristes ; la mélancolie demeure l'apanage des âmes de qualité.
— La douleur est une (idèle amie.
— Les humbles font les pires tyrans.
— Le péché porte trois noms : laideur, maladie, pauvreté.
— Le sacrifice représente la perversité suprême.
— Le cerveau protestant me figure un sépulcre blanchi, feutré de toiles d'araignées.
— Nous croyons à ce que nous craignons plus encore qu'à ce que nous désirons.
— Le mensonge est d'institution divine : Que la lumière soil !
— Tu crains la justice : ta conscience te fait donc peur?
— La mienne, non ; celle de mes juges.
— Nous abolirons, oui, la peine de mort, Monsieur ?
— A partir de quel âge, Monsieur ?
Gela se passait dans un cimetière.
— Six cent mille êtres à deux pieds s'exterminent en Cimmérie. Quelle infernale puissance peut bien pousser ces créatures raisonnables ? Eh ! mon Dieu tout bonnement Fharmonie universelle : ce terroir devait manquer de phosphates.
— La fortune est femme et bien le montre ; elle n'aime pas les hommes supérieurs.
— Ce n'est pas la bassesse de condition qui t'a fait peuple : c'est ta bassesse d'âme.
— Le médiocre aussi naturellement s'élève qu'un bouchon de liège avec la marée.
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— L'honneur fut, assurait l'autre, Taxe des monarchies. Soit, mais je vois bien que d'une démocratie l'envie est le ressort.
— Sous le régime égalitaire, tous parlent à la fois, d'ailleurs peu de temps chacun : les autres y veillent.
— Aussi bien que commander, obéir est une vocation et jamais impunément enfreinte.
— Qui n'a pas vu le Diable n'a jamais vu Dieu.
— Voltaire, Jean-Jacques ! Jésus-Christ mourut entre deux larrons ; la société chrétienne entre deux laquais.
— Le mystère est la moitié de la beauté.
— La nuance mène le monde.
— La femme sur l'homme se moule comme l'eau sur le creux d'un vase. Eternel compagnon déloyal et candide !
— Une femme sait rarement elle-même si elle ment ou non.
— Toutes les filles sont belles au mois de mai.
— L'épouse moderne est une courtisane restreinte à un seul client.
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