‹ La pensée françaiseChapitre 46 sur 155 · FONTENELLE · texte numérisé non relu

FONTENELLE

Bernard le Bovier de Fontenelle naquit à Rouen, le 11 février 1657. Il était neveu du grand Corneille. Il se fit connaître d'abord par quelques pièces de vers insérées dans le Mercure, par des poésies légères, des pastorales et des pièces de théâtre dont aucune, d'ailleurs, n'eut de succès. Les Dialogues des morts commencèrent sa réputation. Les Entretiens sur la pluralité des mondes et son Histoire des Oracles la consacrèrent.

Admis à l'Académie française en 1691, il fut reçu à l'Académie des Sciences en 1697 et en devint secrétaire perpétuel.

Après une longue vie exempte de souffrances et d'infirmités, il mourut presque centenaire, le 9 janvier 1757.

Ghass a publié, en 1788, Esprit, Maximes et Principes, de Fontenelle de l'Académie Française (Briand, éditeur, Paris).

— Le mouvement de l'amour-propre nous est si naturel que, le plus souvent, nous ne le sentons pas et que nous croyons agir par d'autres principes.

— La religion seule fait quelquefois des conversions surprenantes et des changements miraculeux : mais elle ne fait guère toute une vie égale et uniforme si elle n'est entée sur un naturel philosophe.

— Les plaisirs ne sont pas assez solides pour souffrir qu'on les approfondisse. Il ne faut que les effleurer. Ils

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