‹ La pensée françaiseChapitre 5 sur 155 · De Paul Reboux et du regretté Charles Miïller · texte numérisé non relu

De Paul Reboux et du regretté Charles Miïller

Jules Lcmaîtrc constate encore que « si les faits peuvent bien changer et en partie l'extérieur de la vie humaine » par contre, ils sont impuissants à modifier les « instincts et les sentiments primordiaux » de P'homme. L'homme est toujours le même et les penseurs antiques, du premier coup, ont épuisé l'intérêt des L'emarques générales à faire sur sa nature.

L'homme est-il toujours le même ?

Le comte de Gobineau ne le pensait pas : « Au nombre des non-valeurs, a-t-il écrit l, que l'on doit aux moralistes, il n'en est pas de plus complète que cet morne : « L'homme est partout le même. » Cet axiome ^a de pair avec la grande prétention de ces soi-disant senseurs de réformer les torts de l'humanité en faisant idmettre à celle-ci leurs sages conseils. Ils ne se sont amais demandé comment ils pourraient réussir à changer ce mécanisme humain qui crée, pousse, dirige îxalte les passions et détermine les torts et les vices, iause unique en définitive de ce qui se produit dans .'âme et dans le corps. »

La thèse que défend ici Fauteur de YEssai sur l'inégalité des races humaines, tend surtout à démontrer la variété infinie des hommes dans l'espace. Mais, il îous paraît difficile de nier l'identité de l'homme dans 'e temps. L'homme est toujours suivant la formule le Schopenhauer, idem sed aliter et l'animal humain l'échappe pas à la loi de constance qui fait « tous les itres persévérer dans leur être », pour parler comme Spinoza.

L'œuvre des « faiseurs de maximes » n'aurait-elle

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