‹ La pensée françaiseChapitre 64 sur 155 · CHEVALIER DE BOUFFLERS · texte numérisé non relu

CHEVALIER DE BOUFFLERS

Stanislas, chevalier, puis marquis de Boufilers, naquit à Lunéville, en 1737. Il s'exerça avec un égal bonheur dans la littérature, le métier des armes, la politique, la diplomatie, l'administration. Grand bailli de Nancy, membre de l'Académie de Berlin, de l'Académie française, chevalier de Malte, capitaine de hussards, gouverneur du Sénégal et de Gorée, membre des Etats généraux, chef de la colonie française d'émigrés établis en Pologne, partout, il montra le même esprit, la même verve, la même ardeur. Il mourut à Paris, le 18 janvier 1815, laissant de nombreux ouvrages : Aline, conte, 1761, in-8, écrit par l'auteur au séminaire de Saint- Sulpice, où il se préparait à devenir évêque ; Lettres à sa mère sur son voyage en Suisse, 1770, in-8, lettres datées de Genève et de Ferney et qui contiennent des détails curieux sur Voltaire : Poésies et pièces fugitives, 1782, in-8 ; Discours de réception à l'Académie française, in-4; Sur la propriété des auteurs des nouvelles découvertes et inventions en tout genre d'industrie, 1791, in-8; Le Libre arbitre, 1800, in-8 ; Eloge du maréchal de Beauvau, 1805, in-4 ; Eloge de Vahbè Barthélémy, 1806, in-4; UAlmanach des Muses renferme un grand nombre de poésies de Boufflers. Un anonyme a publié en outre, en 1816, un ouvrage ■ contenant les

1. Pensées, saillies et bons mots du chevalier de Boufflers suivis de Lettres, de fragments et de poésies diverses et terminés par une Epitre de Ducis lue à FAcadémie française en 1816. Paris, chez Rosa et Vve Perronneau, 1816.

Avec cette épigraphe : Comis et urbanus.

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