Mme de la Sablière, Maximes chrétiennes. Paris
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Lemesle ' affirmera brièvement:
« On fait des règles pour les autres et des exceptions pour soi »
et, avec une image :
« Le moraliste, en général, borne ses fonctions à celles d'une trompette de régiment : après avoir sonné la charge et fait beaucoup de bruit, il se croit dispensé de payer de sa personne. »
Dufresnes 2 plus simplement, avancera :
« Le malheur des maximes, c'est qu'on les fait pour les autres et rarement pour soi. »
Jean-Jacques Rousseau confirmera :
« On sait bien que tout homme qui pose des maximes générales entend qu'elles obligent tout le monde excepté lui. »
Même idée encore chez Mme de Salm-Dyck 3 :
« Nous aimons la morale quand nous sommes vieux parce qu'elle nous fait un mérite d'une foule de privations qui nous sont devenues une nécessité. »
Chez Pascal :
« Toutes les bonnes maximes sont dans le monde : on ne manque qu'à les appliquer. »
Et chez Sanial-Dubay 4 :
« Il est des maximes comme des lois : la multiplicité en prouve moins la pratique que la violation. »
S'agit-il d'exprimer cette idée qu'il existe peu de pensées originales ou nouvelles, voici diverses traductions :