‹ La pensée françaiseChapitre 7 sur 155 · Mme de la Sablière, Maximes chrétiennes. Paris · texte numérisé non relu

Mme de la Sablière, Maximes chrétiennes. Paris

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Lemesle ' affirmera brièvement:

« On fait des règles pour les autres et des exceptions pour soi »

et, avec une image :

« Le moraliste, en général, borne ses fonctions à celles d'une trompette de régiment : après avoir sonné la charge et fait beaucoup de bruit, il se croit dispensé de payer de sa personne. »

Dufresnes 2 plus simplement, avancera :

« Le malheur des maximes, c'est qu'on les fait pour les autres et rarement pour soi. »

Jean-Jacques Rousseau confirmera :

« On sait bien que tout homme qui pose des maximes générales entend qu'elles obligent tout le monde excepté lui. »

Même idée encore chez Mme de Salm-Dyck 3 :

« Nous aimons la morale quand nous sommes vieux parce qu'elle nous fait un mérite d'une foule de privations qui nous sont devenues une nécessité. »

Chez Pascal :

« Toutes les bonnes maximes sont dans le monde : on ne manque qu'à les appliquer. »

Et chez Sanial-Dubay 4 :

« Il est des maximes comme des lois : la multiplicité en prouve moins la pratique que la violation. »

S'agit-il d'exprimer cette idée qu'il existe peu de pensées originales ou nouvelles, voici diverses traductions :

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