‹ La pensée françaiseChapitre 8 sur 155 · Princesse de Salm-Dyck, Pensées. Paris, Didot · texte numérisé non relu

Princesse de Salm-Dyck, Pensées. Paris, Didot

4. Sanial-Dubay, Pensées sur l'homme, le monde et les mœurs. Paris, 1812.

« Un livre de morale, dit de Stassart ', est comme une boutique de friperie ; l'auteur y étale souvent les pensées d'autrui, mais, il a grand soin de les retourner auparavant. »

« J'étais prêt à dire que ces pensées m'appartiennent, plaide l'avocat Marin J, mais je me suis rappelé que tout a été dit. »

« Pourquoi, interroge Prémontval 3 la plupart des livres de morale ont-ils le don d'ennuyer beaucoup et de profiter si peu? C'est que tout le monde sait de fort bonne heure ce qu'ils renferment. »

« Lorsqu'une pensée s'offre à nous comme une profonde découverte, confesse Vauvenargues, et que nous prenons la peine de la développer, nous trouvons souvent que c'est une vérité qui court les rues. »

Mais prétend Henry Maret, « c'est le propre des pensées profondes de vous apparaître tellement naïves que vous croyez les avoir eues vous-mêmes. »

« On tourne une pensée, dit encore Vauvenargues, comme un habit pour s'en servir plusieurs fois. »

« Les pensées et les maximes, constate d'Houdetot * peuvent se rencontrer, mais elles ne se saluent pas de peur de se reconnaître. »

Et Mme de Se vigne 5 dit joliment :

« Je fis l'autre jour, une maxime tout de suite sans f penser et je la trouvai si bonne que je crus l'avoir

1. De Stassart, Pensées, înaximes, réflexions et observations. Paris,

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