‹ La pensée françaiseChapitre 72 sur 155 · Paris, Garnier · texte numérisé non relu

Paris, Garnier

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cl M. Victor Giraud a consacré i une étude fort intéressante à Joubort, dont l'œuvre, a pu déclarer assez justement M. Lanson, est celle « d'un esprit fin, chercheur, de cet esprit qui empêche un homme de rien créer et qui souvent fatigue le lecteur, parfois aussi l'illumine ».

— Toutes les bonnes lois n'ont jamais été que des pratiques, des coutumes réduites en déclarations.

— Les Français sont des jeunes gens toute leur vie.

— La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices.

— Conforme-toi à la nature : elle veut que tu sois médiocre. Sois médiocre, cède aux plus sages, adopte leurs opinions, ne trouble pas le monde, puisque tu ne saurais pas le gouverner.

— Ceux qui ont une longue vieillesse sont comme purifiés du corps.

— Il y a dans l'art beaucoup de beautés qui ne paraissent naturelles qu'à force d'art.

— Les beaux vers sont ceux qui s'exhalent comme des sons ou des parfums .

— Ce n'est qu'en cherchant les mots qu'on trouve les pensées.

— N'écrivez jamais rien qui ne vous fasse un grand plaisir.

— Que de gens, en littérature, ont l'oreille juste et chantent faux.

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