‹ La pensée françaiseChapitre 9 sur 155 · Mme de Sévigné, Lettres · texte numérisé non relu

Mme de Sévigné, Lettres

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retenue par cœur de celles de M. de La Rochefoucauld. »

Cependant que Mme Bertin, marchande de frivolités de la Reine, déclare avec un sourire : « 11 n'y a de nouveau que ce qui est oublié. »

Les maximes doivent-elles être claires ou sybillines?

De Vanière affirme l :

« En fait de pensées, il n'y a rien de profond par essence. 11 n'y a de profond que ce qui n'est pas clair. »

Mais voici des corrections :

« La clarté orne les pensées profondes », dit Vauvenargues.

« Un coup sec et qui fait balle, telle doit être une pensée » proclame l'abbé Joseph Roux.

« Il faut être profond en termes clairs et non pas en termes obscurs », confirme Joubert \

« 11 faut pour qu'une pensée mérite d'être publiée, dit de Lévis 3 qu'elle soit juste, quelle renferme le germe d'une conséquence utile et qu'elle soit tellement claire que le jugement l'accueille à l'instant sans que, cependant, la mémoire la reconnaisse. »

Et Mme de Knorr complète de Lévis en constatant :

« Les pensées qui nous plaisent le mieux ne sont pas les plus profondes en elles-mêmes, ce sont celles auxquelles notre expérience donne raison.» Ce qui revient à confirmer cette remarque de Hartmann, le philosophe de Flnconscient, que l'homme n'admet dans son entendement un principe comme vrai qu'autant qu'il correspond à une expérience personnelle antérieure.

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