‹ La pensée françaiseChapitre 86 sur 155 · DE STASSART · texte numérisé non relu

DE STASSART

« Le public est tellement rassasié des livres aujourd'hui qu'à moins d'imaginer un titre bizarre et qui pique la curiosité il est bien difficile de se faire lire. » « Cette première réilexion du recueil de la nouvelle édition des œuvres du baron de Stassart l, dit Bougeard 2, explique pour quelle raison il signa, dès 1814, ses premières Pensées morales du nom de sa levrette. »

Goswin-Joseph-Augustin, baron de Stassart, naquit à Malines, en 1780. Il vint faire son droit à Paris en 1802. En qualité d'auditeur au Conseil d'Etat, il devint intendant des provinces allemandes occupées par les troupes françaises. Puis il fut sous-préfet d'Orange, préfet de Vaucluse, des Bouches de la Meuse, ensuite officier d'ordonnance de Joseph Bonaparte et, pendant les Cent-Jours, il lut nommé maître les requêtes.

Après Waterloo, il devint gouverneur de la province de

1. Œuvres complètes du baron de Stassart, de l'Académie des ciences, des Belles Lettres et des Arts de Belgique, de l'Académie e Turin, de l'Institut de France ; publiées et accompagnées d'une otice biographique et d'un examen critique par P.-N. Dupont Delorte. Nouvelle édition. Paris chez Firmin Didot, rue Jacob, 1855.

A la page 90, se trouvent les Pensées, maximes, réflexions et obserations extraites des Mémoires sur les mœurs de ce siècle par Circé, hienne célèbre, membre de plusieurs sociétés savantes, avec cette pigraphe :

Quoique légère en apparence, Parfois une levrette et réfléchit et pense.

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