Alfred Bougeard. Les Moralistes oubliés
Namur. En 1834, il passa au gouvernement de Brabant et le conserva jusqu'en 1839.
De 1831 à 1837, il fit partie du Sénat et en fut nommé président.
Le baron de Stassart écrivit encore des Bagatelles littéraires (1800), Promenade à Tervùeren (1816) et des Fables (1818), et collabora à divers recueils. Il mourut à Bruxelles. en 1854.
— C'est un vice affreux que l'ingratitude ! aussi, bien des gens l'ont en telle horreur que, pour ne point faire des ingrats, ils renoncent à la bienfaisance.
— Le savant de fraîche date, est un gueux revêtu qui nous fatigue de ses richesses.
— Un livre de morale est comme une boutique de friperie; l'auteur y étale souvent les pensées d'autrui, mais il a grand soin de les retourner auparavant.
— Quelque obligation qu'on ait au hasard, on rougit d'en convenir. C'est, de tous les bienfaiteurs, celui qui fait le plus d'ingrats.
— A trente ans, on ne lit plus un ouvrage d'un bout l'autre : on se contente de le parcourir. Aussi, manquet-on rarement de trouver que les livres nouveaux n'ont ni ordre ni méthode.
— Il en est de la gloire comme de la cuisine : il ne fai pas en voir les apprêts.
— Les courtisans ressemblent aux chats qui sont moins attachés au maître qu'à la maison.
— Trop souvent, pour n'être pas à rien faire, oi s'amuse à faire des riens.
LA PI NSKI KHANÇU»! '2'2\)
— Dire qu'un homme n'a pas de vices, ce n'est pas dire qu'il a des vertus.
— Quelle est la conversation sans bavardage et le livre sans remplissage ? Je n'en connais pas.
— Xe soyons jamais les esclaves de l'or, mais il n'est pas mauvais qu'il puisse devenir le nôtre.