‹ La pensée grecque et les origines de l'esprit scientifiqueChapitre 51 sur 89 · LE DÉCLIN DE LA PENSÉE GRECQUE · texte numérisé non relu

LE DÉCLIN DE LA PENSÉE GRECQUE

tîfîque. Dans les mathématiques, soit pures, soit appliquées (géodésie, optique, mécanique, astronomie, etc.)» trois hommes illustrent, à des degrés divers, la période alexandrine (fin du ive et ine siècle) : Euclide, dont le mérite est surtout sans doute d'avoir mis au point la géométrie, ou plutôt cetté sorte d'algèbre géométrique, à laquelle d'autres avaient travaillé avant lui ; Archimède, génie certainement plus original et plus vaste, qui perfectionne Vexhauslion d'Eudoxe et étend l'horizon de la physique mathématique ; Apollonius de Perge qui, reprenant les travaux d'Euclide et, avant celui-ci, de Ménechme et d'Aristée, traite le problème des sections coniques par une méthode avec laquelle notre géométrie analytique offre un remarquable parallélisme. Héron d'Alexandrie (probablement Ier ou ne siècle ap. J.-C.), qui a moins d'envergure, a en revanche le souci des applications numériques et une belle ingéniosité de mécanicien. Au me siècle, à Alexandrie, Pappus et Diophante sont moins des mathématiciens originaux que des faiseurs de collections, mais le dernier nous ouvre des aperçus sur les travaux dont la théorie des nombres avait été l'objet depuis le Pythagorisme. — Après Eudoxe, deux astronomes sont à mettre hors pair : Aristarque de Samos (m8 s. av. J.-C), dont la conception héliocentrique, anathématisée par les philosophes, défendue chez les spécialistes parle setïl Séleucus(nes.), devait rester oubliée jusqu'à Copernic; Hipparque de Nicée (11e s.), le plus exact des observateurs anciens et l'Initiateur des méthodes tri gonométriques. Au ne siècle de notre ère, Théon de Smyrne et Claude Ptolémée ne font qu'exposer la science acquise, le second dans cette fameuse encyclopédie, dont le cadre dépasse de beaucoup l'astronomie et que le Moyen Age a vénérée sous son titre arabe : YAl-Magesle (v) [Leyi(XTt[ [iz^^axtioi]).

La médecine, qui a des faits à interpréter et dont l'exercice implique tant de facteurs psychologiques, reste davantage dans l'orbite de la -philosophie. Elle est divisée entre ses sectes : Dogmatiques ou rationalistes, qui se réclament d'Hippocrate,

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