Logik, Copenhague, 1761, p
3. Metkodisk Forsôg til en fulstœndig dansk Syntax. Copenhague, 1752, p. 256.
LE JUGEMENT
semblance avec la tête qui anime tous les membres et dont le moindre signe doit en être obéi. » Mais cependant, il part de cette affirmation, qu'au point de vue philosophique, le sujet du jugement est « la cause agissante », ce qui se trouve en contradiction avec le fait que le sujet est déterminé par le prédicat, que sa détermination soit d'être ou de ne pas être une cause.
A une époque plus récente, M. Wundt1 a cru trouver dans le rapport du sujet avec le prédicat une expression du rapport qu'il y a entre l'activité de la pensée et son contenu spécial ; M. Benno Erdmann2 découvre dans ce rapport une analogie avec l'immanence des qualités dans les choses. M. Jerusalem3 voit dans tout jugement une expression du rapport de la volonté avec l'action. Mais ce ne sont là que des analogies dues à la tendance qu'a la langue à personnifier des analogies qui peuvent avoir leur importance lorsqu'il s'agit de rendre les choses claires et évidentes, mais qui ne sont pas nécessaires pour comprendre la nature logique du jugement. L'analogie entre le rapport du sujet avec le prédicat et le rapport de la chose avec ses qualités ou celui de la volonté avec ses actions peut rendre un service pareil à celui que certains logiciens ont demandé à l'emploi des figures géométriques, pour rendre claire la théorie des conclusions. Les analogies et les schémas ne sont pas des preuves. Il faut d'abord démontrer qu'on est en droit d'unir logiquement deux concepts comme sujet et prédicat, avant de découvrir les analogies de ce rapport. Si même d'une façon constante, nous employons involontairement ces analogies, ces schémas ou ces symboles quand nous pensons, il y a cependant de grandes différences individuelles quant aux formes schématiques dont use chacun de nous et quant au rôle plus ou moins important qu'elles jouent en nous. C'est pourquoi la logique doit faire une distinction très nette entre le rapport de la pensée et la manière dont elle s'élucide. Le signe, de même que la parole, est toujours une exhortation ou une indication incitant à accomplir un certain acte de la pensée. Par consé^