‹ La pensée intuitive ... (v. 2)Chapitre 47 sur 65 · DORA RO ORLE RS ESPOIR RDERS · texte numérisé non relu

DORA RO ORLE RS ESPOIR RDERS

séparées, 1l y aurait quelque chose d’absurde à prétendre en connaître le fond à partir d’un seul de ses éléments. Mais tel nest point le cas. La continuité fondamentale, que nous a révélée la critique du morcelage et que vient de compléter un aperçu de monadologie, explique la possibilité d’avoir accès au cœur du réel par une démarche qui se livre à un simple approfondissement de la conscience. Et, une fois reconnue possible, cette voie de connaissance absolue ne peut manquer d’'apparaître nécessaire. Car ils’agit d'obtenir une intuition, et il y a un cas, un seul, où l'effort de pénétration perceptive, de sympathie révélatrice, nous est naturel et presque facile : c'est justement le cas où l’objet à connaître se confond avec le sujet connaissant, où la réalité qui marque l'ouverture du chemin d’étude ne fait qu'un avec nous-mêmes.

Toutefois, après même cette explication, une grosse difficulté subsiste encore. Je veux bien que ce qu’il y a de plus profond en chacun de nous ne soit pas de l'individuel (r). Par conséquent, la méthode orientée vers une recherche de l'immédiat dans la conscience n’est pas condamnée au subjectivisme individualiste qu'à première vue on pouvait craindre. Cependant tout n'est pas fini comme cela, De ce que nous nous sommes élevés jusqu’à la notion d’un sujet superindividuel et qui même, en un sens, peut être dit virtuellement coextensif au tout de la réalité, il ne s'ensuit pas que toute menace de relativisme essentiel et invincible ait été définitivement exorcisée. Une conclusion inspirée de Kant est possible toujours : notre connaissance peut-elle dépasser l'humain, s'affranchir de toute relativité à l'échelle propre de la perception humaine ? Pour

(1; Au sens où individu s'oppose à personne,

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