‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 129 sur 311 · Valentine, 268. Cette phrase n’a rien de saint-simonien · texte numérisé non relu

Valentine, 268. Cette phrase n’a rien de saint-simonien

k. Quitte... sc. IX. : 5. Jbid., sc. XII.

6. [La duchesse] : « Voilà qui est bien contre le bon sens, par exemple ! — [Tronchin] : « Comme tout ce qui se fait dans le monde, Madame » (Zbid., se. III).

7. [Le Duc] : « Gette loi que, ma foi, je ne vis nulle part écrite mais que je sentis toujours vivante en moi : la loi de l’honneur » (Zbid., sc. XII, Cf. Servitude… 247-251).

pas qu’on le défende par le crime. « Qu'est-ce que ce mariage du nom et de la fortune, d’où les personnes sont absentes ? (1) » Des témoignages contemporains, comme celui de la comtesse d’Agoult (2), confirment ces pratiques, dont le roman de George Sand s’empare un des premiers. Que Vigny s'élève contre « l’excuse Jégale », que ses notes intimes appellent «monstrueuse », c’est trop naturel à un adversaire de la peine de mort. Mais le problème essentiel, à savoir : comment améliorer le mariage ? est à peine posé dans Quitte pour la peur, et n’est pas résolu.

Un hasard fit naître le drame de Chatterton. Vigny voulait écrire un rôle pour sa maîtresse (3). Il ne pouvait ni ne voulait improviser une pièce ; il préféra tailler, dans le roman de Stello, un épisode et choisit le seul qui renfermât un rôle féminin essentiel.

Vigny a lié deux causes dans son plaidoyer : l’une est déjà connue, c’est celle du Poète, aux prises avec le Pouvoir, ou plutôt avec la Société. L’autre est contenue implicitement dans la profession de foi de Stello : c’est la défense du malheureux, broyé par une s0ciété hostile « où le calculateur écrase sans pitié l’intelligence et le travail ». Cette thèse élargit la portée sociale du drame : elle satisfait ceux des démocrates qui réclameront bientôt «l’adjonction des capacités (4) », et les premiers socialistes que réduit la critique du « juste selon la loi (5) ».

Il est vrai qu'après 1830, plus d’unilégitimiste, soit par surenchère, soit par esprit chrétien, soit par répugnance'instinctive au pouvoir

4, Quitte...) scuXII.

2. « Tristes mariages sans amour et sans vertu. marchés cyniques auxquels la noblesse française a donné le nom de mariages de convenance, … unions in-

dissolubles où nulle sympathie ni de l’âme ni de l’esprit ni des sens n’est consultée,

et auxquelles, si l’on regardait de près, il ne faudrait peut-être pas attribuer une médiocre part dans l’appauvrissement des anciennes races et dans la décadence des mœurs »(SrERN, Mes souvenirs, 216) « … On comprend les conséquences d’une séparation si facile. Le monde y gagnait en agrément, le bel esprit s’en trouvait bien, la galanterie encore mieux ». (vbid. 222).

8. « Etait-ce une grande gloire que de mettre, au théâtre, une idée d’un de mes livres ? C’était pour toi, tu l’as oublié » (Corr., I, 76).

4. C’est en 1838 que l’opposition réclama le suffrage pour l’ensemble des gardes nationaux ; vers 1840, l’agitation est menée par Arago qui symbolisait, à Ja fois, l'intelligence, le travail et l’amour du peuple (CHARLÉTY, La monarchie de Juillet, 162-163).

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